Historique

1984 – 1994
Christophe Colomb.jpgAvec des budgets plus que restreints, au secrétariat du CQMF situé au 4835 avenue Christophe Colomb, Mme Lise Lalonde occupait la fonction de secrétaire de 1984 à 1986.



84 Jacques AllardEn janvier 1984 dans le « Médecin de famille Canadien » Trois fellowships et subventions ont été accordés à trois médecins canadiens pour poursuivre des études en gériatrie. Un québécois qui enseigne à l’Université de Sherbrooke a été sélectionné. Il s’agit du Dr Jacques Allard qui travaille aussi à l’hôpital d’Youville. Dans les deux dernières années presque, à temps plein sur le développement d'une unité gériatrique complète à l'hôpital, y compris une section de réadaptation des victimes d’accident cardio-vasculaire. Le Dr Allard va développer ses connaissances et ses compétences à l'Hôpital de la Robertsau à Strasbourg, France, où il obtiendra l'expérience clinique en neurologie, et à l'hôpital de gériatrie à Genève, Suisse, où la psychiatrie sera son principal intérêt. Dans le même temps, avec un intérêt dans la distribution de soins de santé aux personnes âgées, il étudiera la Système suisse, qui a une réputation d'excellence dans toute l'Europe (cette initiative du Dr Jacques Allard de compléter sa formation de médecine de famille par une formation entière en soins aux personnes âgées précédera de plusieurs années le mouvement pour la promotion « des groupes d’intérêts en médecine de famille » officiellement reconnu par le CMFC en 1994. De plus, avec l’aide des Drs Marcel Germain, Marcel Arcand et Réjean Hébert ils formeront un groupe de médecins de famille qui contribueront à l’essor de l’amélioration de la qualité des soins aux personnes âgées du Québec).




84 Réal CauxBourses et distinctions honorifiques du Collège pour 1984 (juillet)

Le Dr Réal Caux
de Sherbrooke - Fellow du CMFC, l’un des premiers à obtenir cette distinction (Le Dr Réal Caux a été le premier médecin de famille à diriger le département universitaire de médecine de famille à l’université de Sherbrooke. De plus, à la retraite pendant 10 ans avec l’aide de son épouse Diane Maltais il a agi comme traducteur officiel du CMFC pour les examens et la revue « médecin de famille canadien)

Dr M. L’Étoile, Valleyfield - Bourse de perfectionnement clinique
Dr W.B. Sharpe, Dorval - Bourse pour recherche et développement
Dr M. Taillefer, St-Bruno - Bourse Upjohn
Dr Jean-Pierre Beauchemin, U. Laval - Prix Nadine St-Pierre




1985
84 Réjean Ménard.jpgÀ l’automne 1985 c’est le Dr Réjean Ménard qui prend la présidence du Collège québécois. Il succède au Dr Roch Bernier et l’un de ses principaux défis sera la continuité du travail au niveau provincial sur la formation médicale du médecin de première ligne et au niveau de l’administration interne sur la restructuration fonctionnelle du Comité exécutif et du Conseil d’administration.

L'objectif principal de votre section québécoise est la promotion d'une formation spécifique en omni pratique
par un programme de résidence en médecine de famille de deux ans donnant une voie unique d'accès à l'omni pratique. Suite au rapport Archambault sur le programme de formation en médecine, suite à la prise de position du Conseil des universités et de leurs recommandations au Ministère de l’Enseignement supérieur et haute technologie, suite à la prise de position de la Corporation des médecins du Québec et de la FMOQ au sujet de la formation spécifique en omni pratique, le CMFC section du Québec, sera impliqué dans différents groupes de travail tant au niveau des programmes de formation et de leur évaluation qu'au niveau des ressources humaines et des milieux de formation.


Cette implication sur le plan provincial du CMFC sera réalisable par une restructuration fonctionnelle de ses comités. Avec des mandats bien définis et un budget d'exploitation, nous mettrons en fonction cinq comités:

  1. Comité des bourses;
  2. Comité des objectifs en éducation;
  3. Comité de la recherche;
  4. Comité des assemblées scientifiques;
  5. Comité des adhésions et des modes d'exercice;


84 chateau st-antoine.jpgEn 2010 Château St-Antoine réunion du CQDPCM
De plus, nous aurons un représentant qui siègera au Conseil de l’éducation médicale continue (Connu aujourd’hui sous le nom de Conseil québécois de développement professionnel continu des médecins (CQDPCM)). Ces comités et ce représentant se rapporteront bi annuellement au Conseil d'administration dans lequel nous désirons incorporer un représentant des résidents à compter de cette année. Nous faciliterons nos communications avec vous par un secrétariat mieux équipé et par la publication trimestrielle d'un bulletin de nouvelles de plus en plus élaboré. Ainsi vous recevrez une information plus complète et dynamique de l'évolution des dossiers en cours au sein de votre association. Comme vous le constatez, les défis ne manquent pas durant les prochains mois.



C’est à cette période que débute la réciprocité des crédits entre le CQMF et la FMOQ.
Le Comité exécutif de la Section du Québec a adopté, à sa dernière réunion, une résolution visant la reconnaissance par le CMFC des crédits de perfectionnement approuvés par la FMOQ. Réciproquement, le Conseil de la FMOQ entérinait une proposition semblable afin que son Comité d'éducation médicale continue reconnaisse automatiquement les crédits approuvés par le CMFC.

Quoi de neuf à l’Université de Sherbrooke
La création du département de médecine familiale
En 1968, la Faculté de médecine avait renforcé son orientation avant-gardiste avec la création de trois départements au sein de sa division de médecine sociale : épidémiologie, science du comportement et médecine communautaire. Officiellement reconnu pas l’Université l’année suivante, ces trois départements procèdent alors à un recrutement important qui permet de hausser de six à 18 le nombre de professeur à plein temps. C’est alors que le département de médecine communautaire embauche les Prs Pierre Delva et Julien Denhez, tous deux spécialistes en médecine communautaire, ainsi que le premier médecin de famille de l’histoire de la Faculté, le Pr Louis Fortin, diplômé de McGill. La faculté devient ainsi la première au Québec à embaucher un « généraliste »à titre de professeur à plein temps. Le département d’épidémiologie, dirigé par le Pr Louis Munan, se renforce avec l’arrivée des Prs Joseph Vobecky, Jitka Vobecky et Richard Shaw. Avec une telle équipe, la division pourra contribuer, d’une part, à mieux connaître les problèmes de santé de la population régionale et, d’autre part, à l’amélioration de l’état de santé de cette population. Quant au département de médecine communautaire, il s’efforcera de modifier les approches traditionnelles de la pratique médicale au profit d’une formation clinique plus large.

Malgré les chambardements administratifs qui amènent la disparition de cette division en juin 1973, les trois départements conservent leur statut. Cependant, l'orientation récente de la Faculté vers une valorisation d'une médecine globale et le rapprochement souhaité avec la pratique générale remet en question le rôle des trois départements, notamment celui du département de médecine communautaire. Et ce, même s'il avait connu un développement rapide. Dès 1972, il comptait huit professeurs à temps plein, dont trois omnipraticiens, deux pédiatres, deux médecins en santé publique et un interniste. Et puis, à ce moment-là, tous souhaitaient que le département devienne une entité autonome sur le plan administratif et fonctionnel.

C'est que, depuis sa formation, il était composé de deux secteurs –la santé publique et la médecine familiale - qui poursuivaient des objectifs généraux différents: l'un s'adressait à la collectivité par des programmes de prévention et d'éducation alors que l'autre était dirigé vers l'individu au sein de la cellule familiale. De fait, le premier privilégie des orientations sociales préventives alors que le second, tout en valorisant la prévention, prend des orientations cliniques et curatives individuelles. Cette dichotomie requiert donc des programmes et des ressources humaines fort différentes qui, aux yeux des partisans d'un renforcement de la médecine familiale, nuit non seulement aux deux unités, mais réduit aussi l'influence que le modèle professionnel du médecin de famille peut exercer chez l'étudiant dans le choix de son orientation.

Le vice-doyen aux études, le Pr Lavallée, qui est aussi le directeur intérimaire du département de médecine communautaire, défend la création d'un nouveau département et juge «important de bien identifier les modèles proposés, soit le médecin de famille orienté vers les soins de première ligne et dont le rôle s'exerce vis-à-vis de l'individu au sein de sa cellule familiale et le médecin dont l'activité est orientée vers les problèmes de la collectivité" ». En conséquence, le meilleur moyen d'y arriver est de créer un département «regroupant les médecins de famille et les professionnels qui leur sont associés ». On prévoit que le programme de médecine de famille accueillera la moitié des étudiants qui obtiendront leur doctorat. Autre avantage, et conformément à la politique de différentiation précoce préconisée par la Faculté, on souhaite que le nouveau département participe activement aux études de première année et aménage des stages électifs permettant aux étudiants de mieux connaître la discipline et pratique de la médecine de famille et de faire un choix de carrière plus éclairé.

Cette position est confortée par certaines recommandations des organismes d'agrément, notamment celui du Collège des médecins de famille du Canada, créé en 1954, qui avait agréé le programme de résidence en médecine de famille de la Faculté en 1974, et qui recommandait la création d'un département universitaire de médecine de famille. Il est bientôt suivi, en ce sens, par un groupe d'experts qui avait complété une visite d'agrément de la Faculté pour le compte de l'Association des facultés de médecine du Canada, de « l'American Medical Association et de l'Association of American Medical Colleges » et qui «appuyait chaleureusement» le développement en département du groupe de médecine familiale qui exprime «un désir de la part de la Faculté de pousser de profondes racines dans le milieu environnant». Enfin, la Corporation professionnelle des médecins du Québec appréciait les efforts de la Faculté pour absorber progressivement dans une formation en médecine de famille la totalité des internes multidisciplinaires qui se destinent à la pratique générale.

La position de la Faculté est cohérente dans la mesure où la clinique de médecine familiale du CHUS, fondée par le premier directeur de médecine communautaire, le pédiatre Léonard Langlois, est déjà reconnue comme étant la seule au Québec à s'orienter vers «de véritables soins globaux». Et puis, déjà au début des années 1970, cette clinique de médecine familiale dessert «de six à sept cents familles» et regroupe trois équipes composées respectivement de médecins, d'infirmières et de travailleuses sociales.

En 1973, le successeur du Pr Langlois, le pédiatre Pierre Delva qui avait joint la Faculté quatre ans plus tôt, amorce l'orientation de la formation de plusieurs étudiants vers les centres locaux de service communautaire (CLSC) qui viennent tout juste d'apparaître en territoire québécois. On vise par ailleurs à exposer les étudiants «à tout un éventail de modèle de distribution de soins» telles les polycliniques en milieu urbain et les cliniques rurales. En cela, il reçoit l'appui du P' Pigeon qui comprend que «la médecine de famille, ça s'enseigne mal dans un CHU». Il faut donc encourager d'autres avenues de formation. Or déjà la majorité des médecins qui exercent dans les CLSC de la première vague sont des gradués de Sherbrooke. Parmi ceux-ci, il y a quatre diplômés de la Faculté issus des promotions de 1972 et 1973, les Drs Bernier, Iglesias, Jean Rodrigue et Michel Landry. En effet, ces jeunes médecins contribuent à la mise en place ou au démarrage de deux des cinq premiers CLSC au Québec.

Dès l'automne 1973, le Dr Rodrigue décide de tenter l'aventure au CLSC du Lac-Etchemin, puis est suivi, un an plus tard, par les Drs Bernier et Iglesias qui décident d'abandonner, l'un, la résidence en psychiatrie, l'autre, la résidence en chirurgie, pour créer, avec leur collègue Michel Landry, le service médical du CLSC de Farnham". Or ces trois jeunes médecins de famille sans expérience acceptent de signer un contrat avec l'institution, lequel stipule qu'ils sont intégrés à titre de salariés, ce qui ne manque pas de provoquer l'ire de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec".

Le doyen Pigeon est soucieux de développer de nouveaux milieux d'enseignement dans les CLSC du centre-ville de Sherbrooke, du Lac-Etchemin, de Farnham et aussi dans une clinique privée à Sorel-Tracy, pour les résidents en médecine de famille. Souhaitant le développement de ce secteur au sein de la Faculté, il passe une entente avec le département de médecine communautaire afin qu'un médecin appartenant au groupe des anciens gradués vienne «passer une période de douze mois à l'intérieur du département à titre de chargé de cours pour lui permettre de compléter sa formation" ». C'est ainsi qu'il invite à tour de rôle les Drs Bernier et Iglesias. Évidemment, tous deux y resteront 100. Le premier sera embauché en 1975 et le second en 1976. Le Dr Iglesias reçoit alors le mandat d'implanter le CLSC Val-Saint-François dans la région de Windsor Richmond.

Nonobstant la part d'enthousiasme nécessaire à la conduite de tels projets, il est vrai que la création d'un département de médecine de famille répond bien aux objectifs sociaux et humanitaires défendus par l'ancien directeur de la division de médecine sociale, le Pr Boudreau, jusqu'en 1972. Car il ne s'agit plus ici d'enseigner une médecine clinique traditionnelle basée exclusivement sur l'approche curative, mais de l'orienter vers une ouverture sociale, une humanisation des soins et une «intégration des différentes disciplines paramédicales à l'activité de la médecine familiale!». Et puis, il constitue la suite logique de la création du programme de résidence en médecine familiale, le premier au Québec, en 1970. Or on était alors quasi vingt ans en avance sur l'adoption d'une politique du Collège des médecins du Québec qui rendra obligatoire ce programme de résidence de deux ans en 1988. Les démarches pour créer un département de médecine de famille, appuyées par le cabinet du doyen, sont dans cette veine avant-gardiste.

En 1974, le département de médecine communautaire – qui avait créé des équipes multidisciplinaires mis en place le cours aux infirmières en postes isolés en 1972, développé son enseignement au niveau prédoctoral et son programme de résidence en médecine de famille - se sent mûr pour obtenir davantage d'autonomie et surtout pour accroître ses ressources professionnelles. Le 4 février 1975, le doyen adresse une lettre au Pr Lavallée, l'informant que son cabinet souhaite, dans les meilleurs délais, la création « d'un département autonome de médecine de famille ». Aussi lui demande-t-il, pour parer le remplacement du Pr Delva qui a remis sa démission et les départs attendus des Prs Laporte et Boudreau, de prévoir le recrutement de nouveaux professeurs à plein temps en médecine de famille. Ce dernier avait été nommé sous-ministre adjoint à la planification au ministère fédéral de la Santé et du Bien-être social.

C'est le prélude à la création officielle, le 10 novembre 1975, du département de médecine de famille, le premier département du genre au Québec. Deux jours plus tard, on décide d'abolir les départements d'épidémiologie, des sciences du comportement et de la médecine communautaire pour les regrouper au sein du nouveau département des sciences de la santé communautaire.

Cette réforme, qui suit l'abolition des trois grandes divisions, est importante, car elle pose la question, au-delà des idéaux annoncés, du retour en force de l'approche médicale au détriment des approches sociale et humaniste des soins. La séparation des approches communautaires, épidémiologiques et sociologiques de la santé et de l'approche clinique de la médecine de famille sera perçue par certains comme une dérive vers les modèles américains de soins de santé. D'autres y verront le retour de la prédominance des cliniciens au sein de la Faculté. Question de perspective et surtout de perception!

Car le département de médecine de famille, dirigé par le Pr Réal Caux de1975à 1981, répond à des besoins immédiats de la société québécoise en permettant aux jeunes candidats, tout en recevant une formation clinique solide indispensable au futur praticien, de jouir d'une formation axée sur des approches globales et holistiques des problèmes de santé dans des lieux de formation plus variés - unités de médecine de famille, cliniques privées, centres de personnes âgées, CLSC -, lesquels correspondent mieux à la réalité sociale et géographique du Québec. L'emphase est en effet mise sur la formation en région. Dès 1976, on instaure des activités de formation dans le CLSC de Farnham et dans la clinique privée de Sorel-Tracy, ce dernier grâce au Dr Jacques Allard qui y instaure les premiers stages en médecine de famille. La démarche est pour le moins avant-gardiste et les pionniers de cette époque se heurtent à certains préjugés de leurs collègues spécialistes et même généralistes de la Faculté qui considèrent que la pratique dans un CLSC n'est «pas de la vraie médecine».

Cependant, la création du département de médecine de famille coïncide avec le lancement d'une orientation plus marquée vers les sciences de la santé qui résulte en partie des orientations proposées sur la scène fédérale par le document Nouvelle perspective de la santé des canadiens publié en 1974 et par l'Opération sciences de la santé (OSS) entre 1972 et 1975. Or les auteurs de ce dernier groupe qualifient la structure de l'internat de « fouillis» et soulignent que «l'espoir de voir des candidats compléter leur formation par une pratique à peine supervisée et affublée du nom d'internat est un mirage dangereux [...] les stages cliniques forment une image kaléidoscopique très hétérogène: la grande majorité se situe à l'hôpital, les périodes de stage sont variables, le monitorat peut être omniprésent ou nul, les objectifs sont rarement précisés, le statut des stagiaires est souvent nébuleux [...] ». Bref, concluent les membres de l'OSS, nous sommes devant «un cafouillis inextricable, une complexité désarmante, une désorganisation exemplaire" ». Le jugement est sévère pour les vieilles facultés de Montréal et de Québec, mais il épargne en bonne partie celle de Sherbrooke qui avait pris les devants avec son programme de médecine de famille.

Les années de démarrage du département permettent de constituer un corps professoral, encore modeste, mais fortement motivé par l'orientation biopsychosociale qui s'annonce. Le Pr Caux est épaulé par son collègue, le Pr Fortin, devenu professeur agrégé, auquel se joignent bientôt à titre de professeur adjoint cinq médecins formés à la Faculté, les Prs Roch Bernier et Michel Saint-Pierre en 1975, les Prs Paul Grand'Maison, Roberto Iglesias et Jacques Allard en 1976.

L'élection du Parti québécois ravive l'intérêt pour le développement des CLSC. Le nouveau ministre de la Santé, le Dr Denis Lazure, désire assurer une meilleure implantation des CLSC sur le territoire et décide d'en confier la tâche à des établissements expérimentés. Le CHUS est l'un de ceux-là. Son directeur, Normand Simoneau, accepte la proposition du ministère de la Santé d'implanter un CLSC, mais à la condition qu'il soit universitaire. Il fait appel au Pr Iglesias pour en assurer l'implantation. Cette décision, pour le moins avant-gardiste, est prématurée et il faudra attendre plus de vingt avant que cela ne se réalise.

Le département de médecine de famille s'oriente peu après sa fondation vers un modèle multidisciplinaire qui privilégie une approche globale des soins de première ligne. À ce point qu'au bureau de consultation, on retrouve «le docteur, l'infirmière et, parfois, le travailleur social». C'est quasi le modèle des CLSC, mais qui présente le désavantage, avec le volet recherche, d'être un peu trop lourd pour ces jeunes médecins. Du reste, dès 1976, le département de médecine de famille devient responsable, en période diurne, de la salle d'urgence du CHUS. Ce qui ne manque pas de susciter quelques résistances de la part des spécialistes et des résidents qui en avaient la responsabilité. Mais pas tous, car certains voient d'un bon œil ces nouveaux intervenants qui les déchargent de cette responsabilité.

Fidèles aux idéaux qu'avaient défendus leurs anciens professeurs à la Faculté, ceux du département s'efforcent donc de développer des approches cohérentes de formation sur le terrain. La tâche est néanmoins complexe, car il faut trouver un juste dosage entre la formation préventive et la formation clinique. L'approche préventive est certes importante, mais il faut tout de même former des cliniciens solides sur le plan curatif. Ce qui fait en sorte que les transformations du système de santé orienteront la médecine de famille vers un volet «plus médical et moins global et multidisciplinaire». Avec comme avantage une approche mieux structurée et peut -être, pensent certains, plus cohérente. Peut -être! Mais il faut tout de même souligner la formidable filiation, sur le plan des idéaux, qui s'est manifestée entre deux générations de professeurs, les Beauregard, Boudreau et La Salle, et les Bernier (directeur du programme de 1979 à 1981), Grand'Maison (directeur du programme de 1977 à 1979) et Iglesias. C'est le Pr Roch Bernier qui prendra la relève du Pr Caux de 1981 à 1988 à la tête du département4.

4 Livre La faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke 1966 - 2006

Quoi de neuf à l’Université Laval - Stage en région
En collaboration avec les CRSSS 01, 03, 09 et 10, la Section de médecine familiale a développé des stages obligatoires de médecine familiale en région dans le cadre du programme de décentralisation de l'enseignement médical du Ministère de la Santé et des Services sociaux.

84 Suzanne Gagnon.jpgLa Docteure Suzanne Gagnon est la responsable facultaire du stage. Vingt-huit médecins de la Gaspésie et de la Côte-Nord ont participé, les 28 et 29 octobre 1985 à Rimouski, à une session de formation portant sur l'organisation du stage, la supervision du travail clinique et l'évaluation. L'enthousiasme des externes, la motivation des médecins participants et le support financier du Ministère de la Santé et des Services sociaux sont des garanties de succès.

Programme de formation spécifique en vue de l’omni pratique à 1'automne 1983, la faculté de médecine de l'Université Laval a formé un comité présidé par le Dr Louis Bernard et compose de médecins spécialistes et de médecins omnipraticiens ayant pour mandat de formuler des recommandations quant aux objectifs de la formation post médicale en vue de l'omni pratique, aux activités permettant d'atteindre ces objectifs, et la structure générales et à la durée du programme de formation, au mode d'évaluation des étudiants.

Les membres du comité ont convenu que le programme de formation en omni pratique devrait rejoindre fidèlement les objectifs et les critères d'accréditation de trois organismes importants: le Conseil de la Faculté de médecine, la Corporation professionnelle des médecins du Québec, le Collège des médecins de famille du Canada.

À partir de l'analyse des fonctions et qualités de l'omnipraticien, de la revue des problèmes de santé qu'un omnipraticien est susceptible de rencontrer dans sa pratique courante, les membres du comité ont proposé des situations d'apprentissage ou l’étudiant est plus susceptible de rencontrer des problèmes définis et décrire les habilités et les qualités nécessaires pour remplir les fonctions d'omnipraticien au Québec. En juin 1985, notre programme a été approuvé par le Conseil de la Faculté de médecine.

84 jacques-frenette - Copie.jpgÀ l'automne 1985, le Dr Jacques Frênette a été nommé directeur du nouveau programme. Le comité des programmes est composé des médecins de famille, de spécialistes et de résidents. II est prévu qu'à partir de juillet 1986, le programme de résidence en médecine familiale et le programme de formation en vue de l’omni pratique seront fusionnés. Le programme croitra progressivement selon la mise en place de ressources additionnelles: postes de résidents, postes d'enseignants, milieux cliniques structurés. Pour juillet 1986, quatorze étudiants sont acceptés comme internes multidisciplinaires dans des milieux qui ont déjà une unité de médecine familiale et qui pourraient intégrer ces étudiants pour un programme de deux ans si des ressources additionnelles sont disponibles.



1986
Au premier janvier les cotisations de la section Québec seront de 35 $ annuellement. La dernière augmentation remonte à 1978 et la cotisation n’était que de 15 $.

Au niveau provincial, votre Exécutif a maintenant un secrétariat plus fonctionnel dans son organisation. Vous pourrez maintenant rejoindre notre secrétariat par ligne téléphonique au numéro 514-367-0933. Nous souhaitons faciliter les communications avec votre association et obtenir une participation plus active à ses objectifs. Nous désirons souhaiter la bienvenue à Madame Micheline Guilbault, secrétaire travaillant à temps partiel pour la section québécoise depuis trois mois. Nous remercions Madame Lise Lalonde pour le travail accompli durant les deux dernières années. Des représentations de votre Exécutif sont en cours au niveau provincial en vue de faire progresser la réalisation des recommandations du rapport Archambault et de déposer un rapport à la Commission Rochon, sur les soins de santé au Québec.

Instauration de deux nouvelles bourses soient :

  1. Bourse Donald I. Rice - permettre à un chef de file en médecine familiale reconnue tant au niveau national qu’international de voyager pour une période approximative d'un mois dans une ou plusieurs provinces canadiennes en s'engageant dans des activités éducatives avec les sections provinciales du Collège, les départements de médecine familiale des Universités, dans des programmes d’éducation continue, avec les médecins de famille et les autres membres du corps médical, avec les paramédicaux et le public en général.
  2. Bourse de recherche D.M. Robb - instaurée en l'honneur du regretté Donald M. Robb, un président sortant de la Section du Nouveau-Brunswick du CMFC qui avait un intérêt marqué pour la recherche. Le médecin de famille œuvrant dans la communauté qui aimerait poursuivre une recherche sur un sujet concernant la médecine familiale aura la préférence. Ceci pourrait consister à faire une proposition de méthodes pilotes ou encore, de réaliser un petit projet.

À la fin de son mandat le Dr Réjean Ménard, répond à une question souvent énoncée dans le climat actuel de nous préoccupations économiques :
Pourquoi adhérer au Collège des médecins de famille du Canada et y maintenir ma participation? Comment justifier mes frais d'adhésion à cet organisme?

Plusieurs d'entre vous sont devenus membres du C.M.F.C. par le biais de l'examen de certification en médecine familiale, mais combien ont étudié pendant quelques minutes les objectifs et les activités du Collège des médecins de famille du Canada? J'aimerais attirer votre attention sur le texte "Le Collège est votre porte-parole" le maintien des plus hauts standards possibles de pratique de médecine familiale via des programmes améliorés d'éducation médicale au Canada.

Depuis plus de vingt ans, au Québec, nos intérêts professionnels sont représentés sur le plan syndical par la F.M.O.Q. qui s'est impliquée également en éducation médicale continue pour ses membres. D'autre part, c'est le Collège des médecins de famille du Canada qui a élaboré des programmes spécifiques de formation de médecins de famille reconnus à travers le pays. Notre organisation a confirmé l'académisme de votre profession en démontrant le rôle spécifique du médecin de famille dans la distribution des soins de santé par l'approche globale et la relation privilégiée du médecin-patient.

L'Exécutif de la section québécoise du Collège s'est impliqué activement, à différents niveaux politiques et universitaires à promouvoir cet objectif confirmé récemment par les recommandations du rapport Archambault sur la formation spécifique du futur omnipraticien au Québec et entériné par le Conseil des Universités. De plus, dans le domaine de l'éducation, le Collège vous offre des possibilités de participer à de nombreuses bourses de perfectionnement, un programme d'auto-évaluation écrit et/ou informatisé, un service de bibliothèque spécifique en médecine familiale et un programme de re certification. La publication de la revue mensuelle "Le Médecin de famille canadien" vous permet de publier, d'échanger et de suivre l'évolution de la médecine familiale au Canada. Quant aux membres détenteurs du certificat de médecine familiale, cette qualification vous facilite l'accès à des postes de travail académique et de pratique médicale à travers le Canada et à l'étranger.

Depuis peu, le C.M.F.C. a également diversifié ses objectifs par la formation du Comité des soins de santé (Bulletin de nouvelles, volume VII, No 2) dont la fonction principale sera un échange pancanadien d'information entre les membres du Collège sur la main d'œuvre médicale et sur la situation économique du médecin de famille au Canada. D'autres services, tels assurance-vie, assurance-salaire, tarifs réduits de frais professionnels (location d'auto, réservation d'hôtels, etc.), vous sont offerts par l'intermédiaire de votre association.

LA MÉDECINE FAMILIALE À L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL (Les nouvelles des universités faisaient partie du bulletin de nouvelle de la section québécoise. Pour cette décennie cette référence s’applique aussi pour les autres universités)

  1. Départementalisation de la médecine familiale
    D'abord, la section médecine familiale du département de médecine sociale et préventive n'existe plus. Un département de médecine familiale, en bonne et due forme, a finalement été créé par le Conseil de L’Université, ce qui permet enfin à la médecine familiale d’avoir le même statut que les autres grandes disciplines cliniques telles la médecine et la chirurgie, pour ne nommer que les plus traditionnelles.
     
  2. Planification du développement du programme
    Pour faire suite aux recommandations du rapport Archambault, le développement du programme de médecine familiale a été planifié avec l'objectif d'accueillir éventuellement 180 résidents. Six milieux d’enseignement clinique de médecine générale rattachés à quatre centres hospitaliers accueilleront 94 résidents dès 86-87, ce qui représente un ajout de vingt postes par rapport à 84-85. Lorsque le programme aura atteint sa maturité, dans quelques années, dix milieux de médecine familiale, dont cinq cliniques de médecine familiale hospitalières et cinq CLSC d'enseignement regroupés en tandems CMF/CLSC, graviteront autour de cinq centres hospitaliers afin d'offrir l’ensemble des stages requis par le programme de même que les activités cliniques et d'enseignements étalés sur les deux années du programme.
     
  3. Réseau des stages en milieux extérieurs
    Dans le but de sensibiliser les résidents à la réalité de la pratique en région éloignée, un réseau de stages en milieux extérieurs a été mis sur pied avec l'aide du ministère de la Santé et des Services sociaux et de la Corporation professionnelle des médecins du Québec. C'est ainsi que dès 86-87, les résidents II sont tenus de faire un stage dans un des milieux agréés, soit Amos, La Sarre, Maniwaki, Sept-Îles, Port-Cartier, Grande-Vallée, Paspébiac et Maria.
     
  4. Développement de la recherche
    Une réflexion sur le devenir de la médecine familiale comme discipline académique à l'intérieur d'une faculté de médecine nous a amenés à identifier les axes de développement de la recherche en fonction du potentiel de l'équipe de professeurs en place et du recrutement anticipé de nouveaux professeurs qui auront été se former dans des domaines de recherche pertinents à la médecine familiale. Le concept biopsychosocial de la santé et de la maladie sera au cœur des préoccupations des chercheurs et les applications cliniques et pédagogiques de ce concept en seront les corollaires.


84 Lescop.jpgRestructuration du département de médecine familiale par Dre Joëlle Lescop, Directrice Département de médecine familiale (3 avril 1986)
La création des départements de médecine générale dans les hôpitaux de même que la nomination de chefs hospitaliers pour diriger ces départements ont entrainé une remise en question de la composition et des rôles des divers comités du département universitaire de médecine familiale. Une nouvelle structure organisationnelle qui permettra d'intégrer toutes les composantes des milieux de médecine générale médecine familiale est actuellement en gestation. En résumé, le chemin parcouru dans la dernière année est plutôt encourageant. Souhaitons que nous conservions notre élan et que les entraves à notre route ne soient pas trop nombreuses.


84 Boulé Richard ASA 1986.jpgLe médecin un être humain
: 22 au 25 octobre 1986.
Le Collège québécois des médecins de famille tenait sa quatrième assemblée scientifique annuelle sous la présidence du Dr Richard Boulé au Holliday Inn, centre-ville de Québec. Les occasions de s'arrêter et de réfléchir sur le médecin en tant qu'être humain sont peu fréquentes. Dans le passé, le médecin était disponible pour tout le monde. Chacun venait le consulter pour différents besoins. Par la suite, on a vu le médecin-technicien se réfugiant auprès d'une panoplie d'instrumentation compliquée, et d'une pharmacologie à évolution rapide. Depuis le début des années 80, avec l'affidée des médecines parallèles et l'insatisfaction du public, le médecin tente de se redéfinir un rôle auprès de sa clientèle. Il veut se présenter maintenant comme un scientifique empreint d'humanité face aux problèmes vécus par ses patients.

 


84 1986 André Jacques président ASA.jpgC’est lors de l’Assemblée générale annuelle que le Dr André Jacques est devenu le nouveau président du Collège québécois


Il informe les membres présents que son mandat pour l'année 86-87 sera évidemment de continuer à travailler les dossiers déjà en cours, de les renforcir et les pousser plus avant:



Et aussi:

  1. Renforcer l'image du chapitre du Québec au sein de la profession médicale du Québec auprès de différents organismes (CPMQ, FMOQ, CEMCQ, Universités, etc.)
  2. D'offrir de meilleurs services à nos membres en augmentant notre accessibilité et notre visibilité par un meilleur secrétariat, un local distinct, un téléphone, etc. (trente quelques années plus tard)...
  3. Augmenter notre réseau d'informations et nos communications avec nos membres, avec les autres sections, avec le National par un système informatisé adapté.


84 André Jacques Roch Bernier Dr Joan Bain 1986 ASA.jpgDr André Jacques en compagnie des Drs Joan Bain et Roch Bernier


84 Bill Hogg ASA 1986 Micheline Guilbault.jpgDr William Hogg et Mme Micheline Guilbault



Plusieurs événements qui ont eu des répercussions importantes pour la pratique de la médecine familiale au Québec se sont passés depuis ma nomination comme président du Chapitre québécois du Collège des médecins de famille du Canada.


Quoi de neuf à l’Université McGill
À l'instar des autres Universités québécoises le Département de Médecine familiale de l'Université McGill est sans cesse préoccupé de se préparer à l'expansion en vue de satisfaire un nombre sans cesse croissant de résidents ce programme nous le croyons répondra aux besoins des futurs généralistes. En effet de 26 résidents de première année en 1983. Nous sommes passés à 38 en 1986 et nous en attendons 45 pour juillet 1987. Nous visons à en obtenir 72 chaque année, ce qui représentera 50% de gradués canadiens dans chaque classe. Le point le plus innovateur et en même temps le plus exigeant du plan est l'intention de décentraliser une partie du programme en instaurant des unités de médecine familiale au C.H.R.O. de Hull et au Centre Hospitalier Gatineau en juillet 1987. Il y a entre autres un projet visant à former une Unité de médecine familiale à l'hôpital Général La Salle. Ces unités de médecine familiale travailleront en français, ce qui sera un précédent pour le Département de McGill. Pour répondre au besoin primordial du programme d'expansion et par conséquent des enseignants à temps partiel requis à cause du nombre croissant de stages en régions périphériques. Il y a un programme en vue de former les nouveaux enseignants à faire face au nombre toujours croissant d'étudiants. En janvier un atelier s'est tenu à McGill et s'est révélé un franc succès. Un nouvel atelier s'adressant cette fois aux autres Universités est prévu pour mars 87.

Prix Ortho de littérature française
Ce prix de 1 000 $ est attribué annuellement à l'auteur et membre du Collège pour le meilleur article en français paru dans Le Médecin de famille canadien au cours de l'année précédente. Les rédacteurs de la revue devront cependant avoir reçu, au cours de ladite année, au moins six articles en français aptes à être publiés. Les critères suivants servent à sélectionner les articles:

  1. Pertinence du sujet à la médecine familiale.
  2. Révision complète de la littérature servant d'inspiration à l'article.
  3. Pertinence et applicabilité du matériel à la médecine familiale.
  4. Analyse critique de la littérature citée.
  5. Forme et style littéraires.

84 jean_pelletier.jpgPar le Dr Jean Pelletier – Nous pouvions lire Allocution du représentant de la F.M.R.I.Q au C.A. du CMFC en mai 19871.
La représentation des résidents au Collège des médecins de famille du Canada est maintenant complète, avec la participation de la Fédération des Médecins, Résidents et Internes du Québec aux réunions du conseil d'administration du Collège. Il nous est apparu utile d'informer les membres du C.M.F.C. que les médecins québécois doivent maintenant faire face à la loi 75, qui vise à résoudre le problème des effectifs médicaux en régions éloignées. Seule la F.M.R.I.Q. a dénoncé le caractère improvisé de l'application de ce « billing number » déguisé.

Le gouvernement n'a en effet pas jugé utile d'attendre les recommandations de la table de concertation, mise sur pied pour établir des critères objectifs de définition des besoins en main-d'œuvre médicale. Nous entrevoyons aussi d'énormes implications négatives de ce contingentement régional pour l'enseignement et la médecine d'excellence.

Sur un autre plan, la Belle Province est devenue un laboratoire où on procède fébrilement à l'expansion rapide des programmes de médecine familiale. Dans le réaménagement des milieux de formation, les résidents semblent malheureusement considérés plus comme des travailleurs que comme des médecins en formation. Dans le contexte de diminution des admissions à la Faculté et en résidence, et donc de dispersion des effectifs, on peut déjà voir s'esquisser les luttes interdépartementales pour retenir la main d'œuvre que constitue ce surplus de résidents.

Dans un souci de simplicité et surtout de rapidité, les quatre programmes québécois de M.F. ont sacrifié une partie importante de la flexibilité existante, qui nous apparaissait déjà insuffisante. La disponibilité de la formation pour les enseignants en médecine familiale n'augmente pas proportionnellement au nombre de résidents, ce qui risque de freiner l'amélioration des programmes, et même d'en affecter la qualité.

Convaincue de l'importance et de l'utilité de la participation des résidents à l'amélioration de leur formation, la F.M.R.I.Q. s'est impliquée à divers niveaux et souhaite une collaboration plus étroite et plus égalitaire entre le Collège, ses différents comités et chapitres provinciaux et ses futurs membres, et ce dans une perspective andragogique. Dans ce même esprit de collaboration, nous avons renforcé nos liens avec les résidents canadiens.

Nous partagions en effet avec eux des inquiétudes quant à la préservation de la confidentialité des résultats de l'examen de certification du C.M.F.C., quant aux objectifs de recherche du C.M.F.C. et leur application, et quant à l'évaluation et à la sélection des résidents et enseignants en médecine familiale.

Nous aimerions finalement suggérer que le Collège informe mieux les résidents du rôle qu'il joue et des services qu'il peut offrir.

Quoi de neuf à l’Université de Montréal des nouvelles de Dre Lescop
À l'Université de Montréal, l'année 86-87 s'est essentiellement passée à travailler à trois niveaux, soit la consolidation, le développement et l'affirmation du département de médecine familiale.

La consolidation s'est faite principalement par la nomination d'un directeur de programme (Bernard Millette), d'un directeur de la recherche (Sylvie Stachtchenko) et par la mise en application de la structure organisationnelle adoptée l'an dernier, structure qui permet à tous les intervenants-clés des milieux cliniques de médecine familiale de participer aux décisions concernant la gestion et les orientations du secteur médecine familiale, autant dans ses composantes programme que ses composantes recherche. Ces intervenants-clés sont regroupés à l'intérieur d'un Comité directeur (chefs de médecine générale en centre hosp1talier et représentant des CLSC), d'un Comité du programme (responsables du programme de médecine familiale dans les diverses cliniques de médecine familiale et CLSC d'enseignement et responsables des secteurs urgence, gériatrie et milieux extérieurs) et d'un Comité de recherche (regroupement des chercheurs en médecine familiale).

Le plan d'organisation du département s'est avéré extrêmement fonctionnel et a permis au département de progresser de façon appréciable à tous les niveaux et dans tous les secteurs. La consolidation du département s'est également faite grâce au travail de perfectionnement entrepris par plusieurs professeurs autant dans le domaine de l'enseignement que de la recherche. Ces démarches de perfectionnement sont très importantes puisque c'est le corps professoral qui donne au département sa qualité, sa richesse en d’autres mots la marque de fabrique.

Le développement du département a aussi occupé une partie importante de nos énergies: la capacité d'accueil de notre programme est passée de 74 en 85-86 à 94 en 86-87. Tous les milieux existants ont augmenté leur capacité d'accueil et un nouveau milieu s'est ajouté, soit le CLSC St-Hubert. Mais le gros du développement que le département va connaitre va se vivre dans les prochaines années et beaucoup d'énergies et d'efforts ont été consacrés dans la planification de ce développement. Deux nouveaux milieux s'ajouteront au programme en 1987-1988, soit la clinique de médecine familiale de l'Hôpital Notre-Dame qui accueillera 6 résidents et le CLSC Centre-Sud qui accueillera 3 résidents, et ce dès juillet 1987. L'intégration des efforts de développements et des efforts de consolidation ont permis l’affirmation du département à tous les niveaux, tant national que provincial et local.

Au niveau national, la qualité et la vitalité de notre programme de formation en médecine de famille ont été confirmées par l'octroi d'un agrément complet par le Collège des médecins de famille du Canada. De plus, plusieurs professeurs ont: participé à des comités nationaux: le Comité aviseur national sur la formation en médecine de famille, le Comité d'évaluation et d'appréciation du Collège, l'Exécutif de la Section des enseignants, l'Exécutif de la Section du Québec du Collège. De nombreux professeurs ont également présenté des communications scientifiques lors de l'assemblée scientifique à Winnipeg et à Halifax, de même qu'à la réunion de la Section des enseignants à Régina.

Au Québec, La Corporation professionnelle des Médecins du Québec nous a également décerné un agrément complet pour notre programme. La participation de nos professeurs a été importante à plusieurs niveaux, le bureau des études de la C.P.M.Q. le groupe québécois de la recherche en médecine familiale, le Conseil de l'éducation médicale continue, plusieurs activités de formation médicale continue organisées par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec. Au niveau local, autant à la Faculté de médecine que dans les milieux cliniques, la présence du département de Médecine familiale s'est affirmé lors de la discussion de tous les dossiers qui touchent l'avenir de la médecine familiale et les orientations décidées par la médecine familiale ont été prises en compte dans tous les milieux impliqués.

En résumé, le bilan de l'année passée est plutôt positif. Le défi des prochaines années sera de maintenir le dynamisme des milieux, et de trouver le juste équilibre entre la consolidation et le développement du département qui lui permettra de s’affirmer par la qualité de la recherche en médecine familiale et surtout par la qualité de son corps professoral.

1 Vol 34, janvier 1988 – médecin de famille canadien


1988
84 J P Despins.jpgLE MOT DU PRESIDENT Dr Jean-Pierre Despins Pour une politique nationale de bilinguisme2
Votre Exécutif reconnaît l'importance que vous accordez à obtenir du Collège, niveau national, des services complets de qualité dans votre langue maternelle. Sachez que nous considérons ce dossier comme prioritaire, et nous travaillons actuellement dans le but de vous donner satisfaction. L'été dernier, l'Exécutif québécois adoptait sa position sur "Une politique nationale de bilinguisme"; dès septembre 1988, des discussions eurent lieu avec l'Exécutif national qui remit par la suite ses recommandations au Conseil d'administration national à Toronto en novembre. Nos représentants à ce Conseil d'administration ont ainsi pu constater la volonté réelle d'un déblocage dans ce dossier, et le grand intérêt de tous les intervenants du Collège pour cette politique. Un document de travail est actuellement à l'étude dans chaque division provinciale, et une politique finale devrait être adoptée, nous l'espérons, lors du Conseil d'administration qui aura lieu à Saskatoon en mai 1989.

Mais quels sont les avantages d'une telle politique? Force est de constater que le Collège avait fait déjà plusieurs améliorations dans ce dossier du bilinguisme. Mais lorsqu'elle sera adoptée, cette politique servira de guide essentiel à l'obtention par tous les membres, d'un océan à l'autre, et évidemment pour vous-mêmes au Québec, de services et communications dans la langue de votre choix. Nous savons combien ceci vous tient à cœur. Cette politique aura des répercussions au niveau de l'Assemblée scientifique annuelle du "National", du journal du Collège, de l'examen de certification, des communications écrites et téléphoniques, de l'éducation médicale continue, etc., bref, ce pourquoi vous êtes membres du Collège. Nous vous aviserons donc de tout développement dans les prochains bulletins. D'ici là, nous espérons que vous n'hésiterez pas à nous faire parvenir vos commentaires, suggestions, ou doléances, sur ce sujet, ce qui nous aidera à mieux vous servir.

À la réunion du Conseil d’administration du CMFC des 18 et 19 novembre 1988 le CQMF était bien représenté par les Drs Jean-Pierre Despins président, Bill Hogg président sortant, Alain Pavilanis trésorier et Joëlle Lescop directrice et déléguée substitut. Les points saillants de cette rencontre furent :


Fellowship de la légion Royale canadienne
84 Particia Huston 1988.jpgTrois Fellowship pour des études en gériatrie aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Parmi les trois récipiendaires, nous avons la Dre Patricia Huston d’Aylmer, Québec. Elle a l’intention de l’utiliser pour poursuivre un diplôme de maîtrise en administration publique au Healthat Havard Universiy Boston. Elle a obtenu son diplôme de médecine à l’Université de Calgary et complété sa résidence à l’hôpital général de Montréal.

Médecine d’urgence : médecine de première ligne
Un article du Dr André Jacques, directeur du département de médecine familiale à la Cité de la santé de Laval, professeur agrégé au département de médecine familiale de l’Université de Montréal.3 Je crois aussi que pour pratiquer une médecine de qualité en salle d'urgence, le médecin doit y consacrer un temps minimal et maximal. Il s'agit pour lui d'une part, de maintenir ses connaissances à jour et de conserver son jugement critique, sa rapidité d'intervention et de décision et, d'autre part, d'éviter la fatigue excessive et le stress. Je crois également qu'il est essentiel d'améliorer la formation en médecine d'urgence par notre curriculum. Il était impensable de voir des médecins terminant un internat d'une année aller pratiquer en salle d'urgence sans avoir fait de stages en médecine d'urgence dans leur formation. La formation obligatoire en médecine familiale (deux années) qui sera appliquée en juin 1988 corrigera la situation. C'est pourquoi je ne crois pas nécessaire une spécialité de quatre ans pour travailler dans nos salles d'urgence (qui sont des soins de première ligne).

C'est fait!
En effet, la Gazette officielle du Québec, le 25 juin 1987 publiait le décret no 880-87 qui officiellement statuait qu’à partir du 30 juin 1988:

Pour obtenir le permis délivré par la Corporation professionnelle des médecins du Québec conformément au Code de profession et à la loi médicale, tout candidat doit effectuer les stages, subir avec succès les examens et remplir les autres conditions et formalités prévues au présent règlement (tiré de la Gazette officielle du 25 juin 1987 119e année, no 26, page 3513). Et la Gazette continuait en disant que les stages pour obtenir ces permis :


C'est un grand pas pour le Québec, pour le Canada et pour la médecine familiale. Nous sommes fiers qu'après un travail de plusieurs années, l'aboutissement de ce règlement voie le jour et puisse être appliqué. Je crois que, nous, médecins de famille, omnipraticiens qui travaillent pour le maintien des plus hauts standards de qualité pour la profession médicale, pouvons être fiers d’un tel dénouement.

Mais ceci ne doit pas s'arrêter là, car maintenant, il est de notre responsabilité de travailler tous dans le même sens pour la promotion, le maintien, le développement et la consolidation des programmes de médecine familiale au Québec. Car tout le Canada regarde ce qui se passe au Québec et nous devons être à la hauteur.

Nous aurons besoin de vous tous pour continuer à nous développer et nous améliorer sur plusieurs plans (éducation, recherche, administration, enseignement médical continu, clinique, etc.). Vous avez tous un rôle à jouer où vous êtes et sur plusieurs plans (local, régional, provincial, national) et dans vos associations respectives CCHD, FHOQ, CHFC, AHLFC, AHQ...) car nous sommes tous solidaires et nous nous devons de travailler tous dans la même direction à la: Promotion d’une médecine de première ligne de qualité.

Le chapitre du Québec continuera comme il l'a toujours fait durant les années antérieures à travailler à cet objectif et à défendre les droits des omnipraticiens, médecins de famille au Québec.

2 Bulletin de nouvelle du CQMF, volume 10 no 1
3 Vol 34, médecin de famille canadien, janvier 1988



1989
84 Bill Hogg ASA 1986 président désigné.jpgLe Comité exécutif de la Section du Québec sous la présidence du Dr Bill Hogg et le président du National se sont réunis en week-end de travail dans la région de l'Outaouais en juin dernier. Cette retraite avait pour but de donner une orientation à la Section québécoise.

Cloitré dans une petite auberge, le groupe de travail a identifié sept objectifs importants qui devraient être les priorités d'action de votre exécutif pour les trois prochaines années.


Par ordre de priorité, voici ces objectifs:

1. Promotion de l'image du médecin de famille
Le docteur Alain Pavilanis a accepté la responsabilité de ce dossier. Nous prévoyons engager une firme en marketing pour promouvoir l'image de la médecine familiale auprès du public québécois. Trois éléments ont été retenus dans la promotion de cette image soit, la continuité et la globalité des soins offerts par le médecin de famille ainsi que sa compétence professionnelle.

84 Jean-PierreBeauchemin.jpgLe docteur Jean-Pierre Beauchemin a accepté, pour sa part, d'organiser des rencontres entre les étudiants de première année de médecine des quatre universités québécoises et les médecins de famille. Ces rencontres auraient pour but de démontrer aux étudiants les avantages de la pratique de la médecine de famille.



2. Implication en éducation
Trois cibles seront visées:

  1. Les patients et le public québécois
  2. Les étudiants en médecine des niveaux pré et post-gradués, l'éducation médicale continue
  3. Les enseignants en médecine familiale


Premièrement, notre action en éducation populaire se manifeste dans la présente édition du "Bulletin de nouvelles". Nous retrouvons une rubrique (feuillet détachable) intitulée "Éducation aux patients".

84 Viateur Lalonde.jpgLe docteur Viateur Lalonde est responsable de cette rubrique qui paraitra dorénavant dans chacun de nos Bulletins de nouvelles.

En ce qui concerne l'éducation médicale continue, le docteur Réjean Ménard, ancien président de notre section, sera responsable d'une initiative des plus originales. Il réunira une équipe de médecins de famille qui recevront une formation spéciale sur le SIDA. Ce groupe diffusera à travers le Québec les connaissances ainsi acquises sur le SIDA par la présentation d'ateliers destinés principalement aux médecins de famille.



3. Préservation des champs d'activités cliniques
84 Bernard Raymond.jpgLe docteur Bernard Raymond aura la tâche de définir ce qu'est le médecin de famille du Québec en 1988. Un médecin généraliste ne s'occupant que d'allergies peut-il porter le nom de médecin de famille? Faut-il absolument s'occuper d'obstétrique, faire des visites à domicile et avoir des privilèges hospitaliers pour être un vrai médecin de famille?
Quel est le profil de pratique de nos médecins de famille québécois?
Répondent-ils aux besoins de leurs patients?



4. Efficacité administrative locale accrue
La retraite de travail a eu pour conséquence bénéfique d'augmenter l'efficacité du travail de chacun des membres de l'exécutif en permettant un resserrement des liens et un meilleur travail d'équipe. Suite à la retraite, j'ai contacté chacun des membres de l'exécutif pour leur proposer la responsabilité d'un ou deux dossiers déjà mentionnés. Tous ont répondu avec enthousiasme.

5. Augmentation de notre implication au National
Le docteur Jean-Pierre Despins a présidé un groupe de travail qui avait pour mandat de préparer une liste des services rendus par le Collège selon une priorité de bilinguisme. Cette liste sera transmise au National avant la réunion de son exécutif prévue au début de septembre. Nous souhaitons que le bilinguisme soit à l'ordre du jour du prochain Conseil d'administration de novembre à Toronto.

Dans un autre ordre d'idée, nous croyons que la Section du Québec est l'instance du Collège la plus compétente pour désigner auprès des différents comités du National, les membres du Québec désirant y participer. Pour cette raison, le docteur Lalande a inclus dans le présent bulletin une rubrique détachable afin de recueillir les intérêts de nos membres.

6. Définition de standards de qualité des soins en médecine familiale
Le docteur André Jacques présidera un groupe de travail dont le mandat sera d'adapter à la réalité québécoise les outils d'évaluation de la pratique du médecin de famille. Lors de la dernière réunion du Conseil d'administration en mai dernier, il a été décidé de rouvrir l'admission à la certification par la voie de la pratique. Cette admission nécessitera une certaine évaluation. L'une des formes d'évaluation consistera à juger la pratique médicale du candidat selon un instrument développé par le Collège en Ontario. Le docteur Jacques s'assurera de la bonne traduction de cet outil d'évaluation ainsi que de son adaptation au contexte québécois (Ex.: la pratique en CLSC).

7. Stimulation de la recherche
Finalement, la recherche en médecine de famille l'exécutif de notre section. Comme président, liens nous unissant au « Groupe québécois de recherche en médecine familiale »

En résumé, l'exécutif de votre section sort de cette retraite de travail mieux préparé pour affronter les nombreuses tâches qui l'attendent. Nous désirons mieux vous servir tant sur le plan national que provincial.

En septembre 1989, San Antonio Texas, 17e congrès de recherche sur les soins primaires en Amérique du Nord. Deux cent soixante-six participants, plusieurs du Canada et aussi du Québec. En 1990 il se tiendra à Denver, Colorado et en 1991 à Québec. NAPCRG est un groupe de soutien très intéressé à aider les médecins de famille, y compris, ceux qui sont dans la pratique à participer à de la recherche.

84 Louis Latulipe et Michel Labrecque 1989.jpgDrs Louis Latulipe et Michel Labrecque, annonce le congrès de 1991 à Québec.


84 1989 Dr Bernier président sortant CMFC.jpg


84 Marie-Dominique Beaulieu et Michel Labrecque 1989.jpg


À l’automne 1989 au Conseil d’administration du CMFC à Saskatoon, la nouvelle politique nationale sur le bilinguisme a été votée. Cette politique a premièrement été proposée par la Section québécoise qui a par la suite fait les amendements finals. La mise en place de cette politique se fera progressivement sur une période de dix-huit mois.


Comme toujours, les projets éducatifs étaient populaires dans les discussions. Un des principaux points à être adoptés concerne l'établissement de critères d'accréditation du Collège pour les programmes offerts en gériatrie. C'était également la dernière activité officielle du président sortant, Roch Bernier qui a été un excellent chef de file pour le Collège.

Représentante des résidents et résidentes à l’exécutif de la Section du Québec
Le National a approuvé l'implantation de structures en ce qui concerne la représentation des résidents au Conseil d'administration. Un des trois représentants sera toujours un Québécois.

Un conseil des résidents formé de deux représentants de chaque Faculté du Canada a également été créé. La Section du Québec a développé des crédits pour financer les réunions du groupe québécois. Dre Josée Bélanger coordonnera le travail de ce groupe. Elle représentera également les résidents à l'Exécutif de la Section du Québec. Elle a participé, le 28 juin dernier, à sa première réunion de l'Exécutif québécois. Dre Bélanger est résidente au Programme de Médecine familiale de l'Université Laval et elle travaille à l'Unité de Médecine familiale du Lac-Etchemin.



1990
En février 1990, nous pouvons lire l’article suivant « L’OCTROI du PERMIS d’EXERCICE à QUÉBEC »4
MONTRÉAL, QUE. Les premiers résidents canadiens à être soumis à la formation obligatoire de deux années avant l'octroi du permis d'exercice sont en train de terminer leur deuxième année de résidence en médecine familiale dans les facultés de médecine du Québec, et tous les yeux sont rivés sur cette province afin d'observer comment vont les choses pour ces résidents et les départements de médecine familiale.

84 Viateur Lalonde 1.jpgLe nouveau président de la Section québécoise du CMFC, Dr Viateur Lalonde, est certain que ce changement aura pour effet de sensibiliser un plus grand nombre de médecins aux valeurs véhiculées par le Collège, puisque l'examen du CMFC fait également partie de l'octroi du permis d'exercice. «Ce fut tout à fait formidable de réussir à convaincre la Corporation professionnelle des médecins du Québec d'utiliser l'examen, et maintenant il nous faut leur démontrer la qualité de cet examen et le fait qu'il est irremplaçable si l'on veut éviter qu'ils le rejettent après quelques années. Le Dr Lalonde croit que l'exposition au Collège convaincra les résidents de l'importance d'une adhésion à vie au Collège. (La Section québécoise a vu son nombre de membres augmenter de 40% l'an dernier, et il se chiffre maintenant à 1600 membres.) « Nous verrons s'ils maintiennent leur adhésion après deux ou trois ans, » nous dit-il. « Je pense qu'ils le feront. L'excellence des programmes de formation médicale continue du Collège et la représentation nationale dont il fait preuve sont des raisons suffisantes. » II croit que d'ajouter les examens du Collège aux examens servant pour l'octroi du permis d'exercice ne risquent pas d'en diminuer la valeur, comme plusieurs le craignent. Cela signifie tout simplement qu'un plus grand nombre de médecins de famille seront admissibles à l'examen de certification, et il réfute les accusations voulant que le Collège veuille favoriser une forme d'élitisme.

Selon le Dr Lalonde, professeur à l'Université de Montréal, le nouveau système d'attribution du permis d'exercice constitue un défi pour les départements de médecine familiale. Les quatre départements du Québec ont doublé leurs effectifs au cours des quatre dernières années. « Nous avons dû recruter bon nombre de nouveaux professeurs. Plutôt que de choisir des gens qui étaient attirés par l'enseignement, mais encore peu expérimentées, nous avons préféré recruter des médecins de famille compétents et bien établis au sein de leur communauté et leur enseigner la pédagogie. »La perspective de faire subir aux résidents québécois trois examens pour l'obtention du permis d'exercice n'est pas sans inquiéter la plupart des départements dont les professeurs seront appelés à consacrer une somme de temps et d'énergies considérables pour préparera et évaluer ces examens. De même, le temps que les résidents devront investir à la préparation des examens, possiblement au détriment du temps normalement consacré à l’apprentissage clinique, en inquiète plus d'un. « L'examen final influencera indéniablement le cours du programme, » nous confie le Dr Lalonde.

84 Éric Dauth.JPGLe Dr Éric Dauth (photo de 2009), résident en deuxième année du programme de médecine familiale à l'Université de Sherbrooke, avoue que les préoccupations des résidents n'ont pas dominé dans la clameur des négociations politiques concernant l'exigence de deux années de formation postdoctorale avant l'octroi du permis d'exercice. « Les départements de médecine familiale sont heureux: ils ont reçu des argents additionnels pour l'embauche de nouveaux professeurs et à des fins de recherche. Le Collège aussi est heureux, parce qu'il peut ainsi recruter davantage de membres. Mais nous nous sentons piégés dans un processus politique ou nous n'avons pas eu notre mot à dire, » nous livre le Dr Dauth. Même si seulement un cinquième de ses confrères préféraient la voie de l'internat rotatoire plutôt que celle de la résidence en médecine familiale, les résidents déplorent le fait qu'ils n'ont rien eu à dire concernant le type, le nombre et le coût des examens qui leur sont imposes. «Par conséquent, il vaut mieux se mêler de politique si nous ne voulions pas nous faire avaler par les politiciens.

Le Dr Viateur Lalonde partage avec les membres...5
C'est la première occasion qui m'est offerte depuis l'élection de l'Exécutif québécois de partager avec tous les membres certains objectifs de notre section ainsi que les moyens pour les atteindre.

Le premier objectif que s'est fixé l'Exécutif était de :
Promouvoir l'image du médecin de famille dans la société québécoise ainsi qu'auprès des gouvernements.

Cette promotion du médecin de famille a été entreprise au cours de la dernière année par différentes actions, soit au niveau provincial, par la diffusion auprès du public du rôle du médecin de famille dans le suivi et la prise en charge de ses patients (campagne dans différents médias du rôle du médecin de famille auprès des patients porteurs du virus VIH ou atteints du SIDA), soit au niveau national, en participant à l'élaboration et à la production de matériel didactique en français à l'intention de la population canadienne. Les résultats de ces actions se verront au cours des prochains mois et des prochaines années.

La promotion du médecin de famille auprès des gouvernements s'est faite par la présentation d'un mémoire en Commission parlementaire, en décembre dernier, au sujet "de projets pilotes en vue de la pratique des sages-femmes au Québec". Ce mémoire réaffirmait la position déjà prise par la Section du Québec en 1988, en réponse au Livre blanc sur la périnatalité proposé par le gouvernement québécois. La Section du Québec ne voyait pas la nécessité de former et d'introduire un nouvel intervenant en périnatalité au Québec, le médecin de famille pouvant jouer ce rôle de façon plus complète que la sage-femme dans un contexte très humanisant.

Un autre objectif de l'Exécutif était de :
Développer des services d'éducation médicale continue, originaux, adaptés à la pratique des médecins de famille dans leur région. Un comité d'EMC dirigé par le docteur Réjean Ménard a mis sur pied une conférence itinérante sur le SIDA et le rôle du médecin de famille dans le suivi de patients atteints du virus VIH. Cette tournée, originale de par sa conception, a déjà rejoint un grand nombre de médecins de famille québécois aux quatre coins de la province. Elle se poursuit au cours de la présente année et se terminera à l'automne 90. Un bilan plus exhaustif vous sera présenté lors de notre réunion annuelle en octobre prochain.

À cette époque le bureau du CQMF était situé à Verdun dans une clinique médicale appartenant au Dr Robert Bourret, pour la poste c’était une case postale 146 Succ Champlain et le numéro de téléphone 514-762-9889. Mme Micheline Guilbault travaillait encore à temps partiel et de chez elle. Lors des réunions du comité exécutif ou du Conseil d’administration, elle arrivait pour les réunions avec les dossiers dans une boîte.

84 Pavilanis1991.jpgLa section Québec écrivait dans un rapport au CMFC à l’automne 1990, sous la présidence du Dr Alain Pavilanis que les derniers 6 mois furent très fertiles en émotion dans notre province. En 1990, au Québec, pour la première fois au pays, tous les médecins résidents finissant leur formation en médecine générale dans les quatre départements universitaires se présentaient à un examen terminal de formation. Cet examen sanctionnait l'obtention du permis de pratique. Il était composé en grande partie de l'examen de certification du Collège auquel s'ajoutaient un examen de type ECOS et un examen écrit sur les lois et règlements de la pratique médicale au Québec. Selon les observateurs présents aux quatre centres d'examen, cet examen fut une réussite totale, en particulier, la partie, dont le Collège était responsable.

Les candidats ayant échoué aux ECOS ne réussirent pas l'examen du Collège. Était-ce une coïncidence? Un trop petit nombre de ces cas (7) ne nous permet sans doute pas de tirer aucune conclusion actuellement, mais permet d'apprécier cet outil d'évaluation qu'est l'examen de certification. Nous pouvons être fiers de notre examen de certification. L'expérience québécoise, par ses tentatives, ses erreurs et son succès, saura sans doute guider d'autres corporations professionnelles de médecins ailleurs au pays dans le choix d'outils d'évaluation de la médecine familiale.

En cette même année et comme le voulait la coutume, la section Québec demandait au Collège des médecins de famille du Canada une résolution concernant les congés de maladies et de maternité des membres du Collège puisque :


Il est résolu que le Collège des médecins de famille du Canada se dote d'une politique de remboursement d'une partie de la cotisation pour les membres absents de leur profession soit à cause de maladie ou pour un congé de maternité nécessitant de 3 à 12 mois.

4 Can.Fam. Physician Vol.36 : February 1990
5 Bulletin de nouvelles du CQMF, volume 11 no 1 / printemps 1990



1991
C’est à l’été 1991 que le premier bulletin de nouvelles a été produit dans les deux langues et un nouveau format.

Nous avons collaboré avec le Collège des médecins du Québec pour l’élaboration d’un projet d’éducation médicale continue sur la relation médecin patient jusque dans les années 20??

En novembre 1991 la Dre Josette Castel (affiliée à l’Unité de médecine familiale de l’hôpital du St-Sacrement de Québec) reçoit le prix Nadine St-Pierre, ce prix est accordé annuellement à un résident de programme de médecine familiale francophone jugé exceptionnel. Son texte « La promotion de la santé et le médecin de famille »6

84 Josette Castel 1991.jpgEn tant que résidente en médecine familiale et membre du Collège des médecins de famille du Canada, je vous propose quelques réflexions suscitées par la tenue de l'assemblée scientifique de la section québécoise du Collège des médecins de famille du Canada sur le thème « le médecin de famille et la promotion de la santé ». Mon propos concerne ma compréhension de la promotion de la santé et de la place du médecin de famille comme promoteur de la santé. Veuillez prendre note que dans le texte présenté, le genre masculin n'exclut pas le féminin, il l'embrasse (à cette période les et/ou les récipiendaires du Prix Nadine St-Pierre devait être en complémentarité avec les sujets des assemblées scientifique annuelle du CQMF).

Un autre évènement d’importance le premier novembre 1991 déménagement du siège social à Westmount, ce qui a eu un impact direct sur les finances de même que l’acquisition de nouveau matériel informatique.


84 310 avenue Victoria.jpgExtérieure de la bâtisse


84 Inauguration Westmount 2Drs Claude Renaud,
Viateur Lalonde,
Alain Pavilanis,
Richard Handfields Jones,
Dr Paul Grand’Maison,
Sophie Lam.


84 social westmount 3
Drs Claude Renaud,
Richard Handsfield Jones,
Sophie Lam.



Loi réglementant les produits du tabac (un dossier important pour le CQMF)
Le 2 décembre 1991, Dr Alain Pavilanis président sortant de la section Québec a communiqué ses inquiétudes concernant la publicité et la vente du tabac au ministre de la Santé et du Bien-Être du Canada, l'honorable Benoit Bouchard.

L'utilisation du tabac contribue de façon importante aux problèmes de santé des québécois. Si nous voulons améliorer leur santé, nous pouvons et nous devons lutter contre l'utilisation du tabac. Le Comité exécutif du CMFC Section Québec réuni le 23 octobre 1991 s'est penché sur la décision de la Cour supérieure du Québec concernant la publicité et l'industrie du tabac. Nous respectons le processus légal, mais nous sommes très inquiets de la portée de la décision rendant illégale et non exécutoire la Loi règlementant les produits du tabac. Le Comité exécutif a décidé unanimement d'encourager Monsieur Bouchard à faire opposition à la décision de la Cour supérieure. Nous appuyons le gouvernement du Canada dans sa démarche en vue de rendre illégale la publicité sur le tabac et nous sommes à la disposition du ministre pour discuter de ce problème et, s'il le faut, pour l'aider.

6 Le médecin de famille canadien vol 37 : novembre 1991


1992
Au printemps 1992, dans son édition spéciale le Dr Richard Handsfiel Jones écrivait7 :
Comme vous le savez sans doute, le CMFC est en train d'établir un processus en vue d'évaluer si, selon ses principaux objectifs, il comble les besoins de ses membres et ceux de l'ensemble de la population canadienne. Depuis l'établissement du Collège en 1954, le Canada a vécu des changements importants dans les domaines de l'économie et des soins de santé. Notre organisme a acquis beaucoup de maturité depuis ce temps et nous croyons être en mesure d'influencer les décisions aux niveaux national, provincial et local. La médecine familiale est actuellement une discipline unique et bien définie qui peut jouer un rôle important sur la santé de tous les canadiens.

En 1990, le Collège a planifié une retraite stratégique en vue d'établir sa ligne de conduite pour l'avenir. Nous avons demandé le « feedback » des membres du Collège, des sous-ministres de la santé, des autres professionnels œuvrant dans le domaine médical ainsi que celui des citoyens canadiens. Nous leur avons demandé leur opinion vis-à-vis de la médecine familiale, leur perception en ce qui a trait au rôle du Collège et aux défis actuels en matière de soins de santé.

Ces données ont été analysées en préparation de la Retraite qui s'est tenue en septembre dernier à l'Ile Hecla, sur le Lac Winnipeg. Le Conseil d'administration, le Comité exécutif et les présidents des principaux comités du Collège se sont réunis en vue d'établir une marche à suivre pour l'avenir. Nous vous présentons le produit concret de ces délibérations dans ce numéro spécial du Bulletin de Nouvelles.

Voici l'exposé de la vision du CMFC, les objectifs visés et les quatre principes de la médecine familiale. L'exposé et les objectifs ont été préparés à Hecla.

Les principes ont été définis par la Section des Enseignants du Collège et ils servent de marche à suivre pour l'accréditation des programmes de médecine familiale. Le Collège propose que ces principes deviennent les standards de la pratique de la médecine familiale à travers le Canada.

Dès qu'ils seront approuvés par le conseil d'administration, soit cette année ou l'année prochaine, ces documents serviront de points de repère pour toutes les activités du Collège. Présentement ce sont des documents de travail qui peuvent être modifiés selon vos sentiments et réactions. Nous vous invitons à les lire attentivement et à en discuter avec vos confrères et consœurs. Il est crucial pour nous d'avoir votre « feedback ». S'il vous plaît, veuillez remplir le questionnaire ci-joint et nous le retourner le plus tôt possible.

La première mission du Collège a été établie il y a 38 ans, lors de sa fondation. Le moment est venu pour nous de réfléchir sur les points suivants:

  1. Que représentons-nous?
  2. Que voulons-nous accomplir en tant qu'organisation?

Assurez-vous que ce processus en soit un qui reflète vos idées... pour la nouvelle VISION...

Préambule
Les médecins de famille canadiens font partie d'un système de santé qui évolue rapidement. Les pressions économiques et sociales nous incitent à réexaminer notre rôle dans la dispensation des soins de santé. Dans ce contexte, le Collège des médecins de famille du Canada a développé une nouvelle vision de sa raison d'être et de son rôle.

C'est une retraite de membres du Collège représentant les diverses régions du Canada qui a initié l'élaboration de cette vision. Nous avons procédé à une consultation à l'échelle nationale. Par votre collaboration, vous avez contribué à ce processus vital.

L'exposé de notre vision et les objectifs proposés sont des documents de travail exprimant les possibilités envisagées par le Collège au cours de la prochaine décennie. Nous sollicitons votre réaction à ces idées afin de poursuivre ce processus.

Exposé de la vision du CMFC
Le Collège des médecins de famille du Canada est le porte-parole canadien de la médecine familiale. L'adhésion y est volontaire. Les médecins de famille de toutes les régions du Canada contribuent à sa mission par le biais des sections provinciales solidement établies.

Le Collège travaille au service de la population canadienne; par la recherche, une surveillance minutieuse et la défense de principes, il assure l'excellence des soins et de la formation.

Le Collège est un regroupement crédible et respecté, reconnu par les organismes responsables d'élaborer les politiques, les autres institutions de santé et la population. Il est abondamment consulté en matière de soins de santé. Il favorise la collaboration avec les autres professionnels de la santé, tant au niveau de l'organisation des services que de la dispensation des soins.

Afin de maintenir son efficacité, il procède régulièrement à la révision de ses priorités et à la répartition de ses ressources. Chef de file pour identifier les problèmes en soins de santé, il initie des actions et des politiques qui sont socialement responsables, orientées vers les besoins et qui tiennent compte de la rentabilité des services. Le Collège est voué aux soins communautaires centrés sur le patient. Il encourage ses membres à assurer une accessibilité et une disponibilité de services médicaux globaux et continus, et accepte un certain degré de diversité dans le mode de pratique individuel des médecins de famille.

Le Collège possède des bases de données sur les besoins de la communauté, fruit de la recherche, de la surveillance et des différents comités voués à la planification de la formation, l'éducation du patient et l'élaboration de politiques. Il encourage chez ses membres le développement d'habiletés leur permettant d'observer, percevoir et répondre aux besoins changeants des populations de patients.

Le Collège est responsable d'approuver et faciliter les programmes éducatifs en médecine familiale, à tous les niveaux de la formation professionnelle et d'établir les normes régissant la pratique. Ces programmes vont incorporer les principes de l'andragogie. L'affiliation au Collège nécessite une formation permanente, laquelle assure une compétence continue tout au long de la pratique.

Le Collège reconnaît la structure canadienne et s'acquitte de ses fonctions dans les deux langues officielles. Les membres ont un sentiment d'appartenance au Collège, et sa composition ethnique est représentative de la population canadienne et englobe à la fois les minorités visibles et celles qui le sont moins. Ultimement, c'est à l'amélioration des soins de santé que le Collège devra son succès."

Objectifs

  1. Le Collège agit comme chef de file en matière de soins de santé.
  2. Le Collège est le porte-parole des médecins de famille canadiens.
  3. Le Collège et ses membres sont des chefs de file dans les soins axés sur la famille et la communauté.
  4. Les médecins de famille jouent un rôle actif dans les soins en milieu hospitalier et en institution.
  5. La répartition des ressources du Collège témoigne de son engagement à améliorer l'état de santé de la population canadienne.
  6. Les principes de la médecine familiale sont généralement acceptés.
  7. L'expertise du Collège est reconnue concernant la détermination des normes pour la pratique familiale.
  8. Le Collège est un organisme national bilingue.
  9. Le Collège, par la composition ethnique de ses membres, se veut représentatif de la population canadienne et veut englober les minorités visibles et celles qui le sont moins.
  10. Les titres de certifié et de fellow du CMFC sont dignes de crédibilité et tout à fait appropriés.
  11. Le Collège encourage une formation continue axée sur le patient comme étant la norme établie dont les principes reposent sur les besoins et le développement des individus.
  12. Le Collège encourage le principe voulant que, pour maintenir l'excellence des soins de santé qu'ils dispensent, les médecins de famille doivent d'abord reconnaître et combler leurs propres besoins et priorités en tant qu'individus.

Principes de la médecine familiale
Les normes qui gouvernent l'agrément des programmes de résidence en médecine familiale reposent sur les quatre grands principes de la médecine familiale.

  1. La relation médecin-patient
    Ce principe incorpore les notions de continuité des soins, globalité des soins, dont les soins à un patient dans son contexte familial et social, et aussi le rôle de défenseur des droits du patient. La relation continue avec un patient permet au médecin l'accès à des informations qu'il ne pourrait obtenir autrement et la possibilité de suivre l'évolution de la maladie sur de longues périodes de temps.
     
  2. La médecine familiale est communautaire
    Le contexte des rencontres avec les patients inclut le bureau, l'hôpital et le domicile. En plus des maladies graves qui mettent la vie en danger, il existe une forte prévalence de maladies chroniques, troubles émotionnels et transitoires. La pratique est fortement influencée par les facteurs communautaires. Les problèmes se retrouvent souvent à un stade non différencié et sans sélection préalable. Le médecin doit être capable d'identifier et de prendre en charge tout problème que présente un patient.
     
  3. Le médecin de famille, une ressource pour la pratique
    Le médecin doit être capable d'utiliser efficacement ses connaissances et habiletés, incluant la capacité d'évaluer les nouvelles connaissances et leur application ou pertinence dans la pratique communautaire. Il doit aussi être conscient de ses propres limites, connaître et tirer profit des ressources communautaires, consultants, autres organismes et professionnels de la santé.
     
  4. Habiletés cliniques
    Finalement, le médecin de famille doit être un bon clinicien. Dans le contexte de sa pratique, il est exposé à une gamme variée de problèmes cliniques. Le médecin de famille doit posséder les connaissances générales et les habiletés nécessaires pour traiter ce genre de problème. Ces aspects de la médecine familiale ont des implications majeures sur la nature des programmes de résidences dans lesquels sont formés les médecins de famille. Le Collège croit de façon non équivoque que l’expérience en médecine familiale doit constituer la base de tout programme de résidence. Les collègues des autres disciplines et les autres professionnels de la santé impliqués doivent toujours s’inspirer des objectifs et des principes de la médecine familiale.


84 Richard Handfiels Jones 1991.jpgÀ l’assemblée générale d’octobre le Dr Richard Hansfied Jones fait part aux membres :


84 FortinMarquis_Entrevue.jpg
Dr Marquis Fortin


Il devient très important que le CMFC offre plus de services aux membres francophones
, et ce, devrait débuter par l’accroissement de la diffusion de tous les services dans les deux langues officielles. Toutefois, nous constatons que la politique actuelle de bilinguisme ne répond pas à nos besoins.

Nous sommes la deuxième province en importance pour le nombre de membres.

Les cotisations pour les membres du CQMF n’étaient que de 50 $. Toutefois il est prévu de les augmentées à 65 $ pour tenter de retrouver un équilibre budgétaire. Si nous voulons poursuivre notre bulletin de nouvelles, celui-ci devra s’autofinancer.

Nous regorgeons d’idées, mais avec nos restrictions budgétaires la mise en œuvre est difficile. Nous avons instauré le prix du médecin de famille de l’année section Québec. Nous le présenterons par la suite pour le prix Médecin de famille canadien de l’année.

84 Gilles Martel.jpgLa séance se termine par l’allocution du nouveau président le Dr Gilles Martel. Il souligne le travail du comité d’éducation médicale continue qui parraine toujours les trois projets cités si haut et la phase II du projet sida qui entame une deuxième tournée de la province avec déjà 40 conférences de prévue.

Nous prévoyons aussi pour l’année 1993 présenter environ 50 conférences concernant les interventions médicales pour la cessation du tabac.


7 Bulletin de nouvelles, édition spéciale printemps 1992, vol 3


1993
La section québécoise est en phase de restructuration et de consolidation. La section vit une situation difficile étant donné la démission de deux des membres de l’exécutif, pour des raisons de santé. La situation financière a eu un redressement significatif depuis les restrictions budgétaires. Nous allons revoir la question des per diem et réinstaurer le paiement si possible.

84 Di Tomasso.jpgLe trésorier Dr DiTommaso (qui a occupé cette fonction ingrate durant quelques années) a effectué un sondage auprès des différents trésoriers de chaque section, pour avoir une perception des modalités de fonctionnement et une évaluation de la gestion financière. La section demeure très active malgré les difficultés de fonctionnement passager. La plus importante réalisation est sans conteste la rédaction finale de notre constitution. Nous venons de franchir une étape cruciale.



Mme Christiano, automne 1992 embauche d’une aide secrétaire.84  Christiano.jpg

Remise des diplômes
Nous profitons de cette rencontre pour proposer une résolution au CMFC :
Attendu que:

  1. Le nombre de récipiendaires québécois qui assistent, chaque année, à la cérémonie de remise des diplômes est restreint
  2. La Section Québec désire augmenter sa visibilité tout en améliorant les services directs donnés aux membres
  3. Les membres québécois pourraient mieux s'identifier à la Section Québec et être ainsi encouragés à rester membres du Collège des médecins de famille du Canada si leurs diplômes leur sont remis dans leur province
  4. La participation des nouveaux certifiés à une activité provinciale est moins onéreuse, ce qui est particulièrement important pendant la première année de pratique

Notre argumentation
La section québécoise présente au CMFC une résolution qui lui permettrait de remettre elle-même les diplômes de certification. Cette activité :


Le tout se termine :
Il est résolu que:
Le Comité exécutif élabore un mécanisme permettant aux nouveaux récipiendaires de recevoir leur diplôme lors de l'ASA nationale ou lors d'une activité provinciale ultérieure.

Il est résolu que:
Le Comité exécutif évalue la faisabilité pour que les récipiendaires du diplôme de certification aient le choix de recevoir leur diplôme soit lors d'une activité au niveau national soit au niveau des sections

En cette fin d’année 1993, la plus importante réalisation est sans conteste la rédaction et l’adoption à l’unanimité de la constitution. Nous comptons mettre en vigueur cette nouvelle structure du Conseil d’administration, avec représentants régionaux, lors des prochaines élections à l’automne 1994. Elle fournit maintenant des assises bien définies qui permettront de mieux encadrer notre travail.

En éducation médicale continue, un nouveau projet concernant la violence faite aux femmes est en voie d’élaboration et pourrait débuter en 1995.

WoW! 39 ans après la fondation du CQMF … Retrouvez là en 1994…

84 Dominique TessierDre Dominique Tessier présidente actuelle est la première femme à assumer le poste de présidente de la section québécoise. En terminant son rapport elle mentionne « Enfin! Je suis la première femme à assumer le poste de présidente du Comité exécutif de la Section Québec. Mais je ne dois pas être la dernière. Je tenterai donc d'augmenter ma visibilité et d'encourager le recrutement d'autres femmes au sein de l'exécutif. Mission accompli. En 2014 ce sont les hommes qui sont minoritaires….


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