Historique

1964
d2-Queen-elizabeth-hotel-montreal.jpgNous avons été les hôtes de l’Assemblée scientifique annuelle du CMFC pour la 3e fois depuis sa création. Elle a eu lieu à l’hôtel Reine Élisabeth et nous avons aussi célébré les 10 années de la fondation du Collège.

« Le journal de l’omnipraticien du Québec » a été publié à quatre reprises au cours de l’année et distribué à tous les omnipraticiens de la province. Le vol. 1 no. 1 a paru en octobre 1962. Il s’agit de l’ancêtre du « Médecin du Québec » qui fut publié pour la première fois en juin 1965. (Dans notre histoire, vous trouverez que nous avons demandé à plusieurs reprises au CMFC de distribuer son propre journal à tous les omnipraticiens du Québec et d’avoir plus d’articles en français.)

En novembre 1964, les représentants du Chapitre québécois (Drs R.S. Birks et J.P. Genest) ont émis leurs opinions concernant les critères entourant l’attribution du titre de « Fellow ». Qu’elle était la possibilité que nos membres francophones puissent obtenir ce prix alors que plusieurs ne parlaient pas l’anglais ? Ils ajoutèrent que les membres de notre section démontraient même plus d’intérêt pour le programme des prix et bourses que les membres des autres provinces.

Lors de cette même rencontre, le Chapitre du Québec, représenté par le Dr Birks, a soumis deux résolutions :

  1. Que le Collège de médecine générale du Canada, à l’exception du Chapitre québécois, n’ait aucun contact avec les organisations et/ou institutions médicales du Québec, et ce incluant la FMOQ. Comme le Collège était en contact avec tous les professeurs de chacun des chapitres, cette résolution ne pouvait donc ne s’appliquer qu’à une seule province.
  2. La deuxième accordait la liberté d’expression à tous les membres du CA national, même si c’était pour critiquer une organisation médicale.

Malheureusement, il a dû retirer les deux résolutions.

Le Chapitre québécois déplorait également l’attitude de plusieurs chefs du personnel des hôpitaux associés aux universités de Montréal et de McGill, qui contrôlaient la majorité des professeurs au Québec. Selon ceux-ci, les médecins de famille n’étaient pas en mesure d’améliorer la qualité des soins médicaux et ils ne voulaient pas interagir avec eux à moins de leur offrir des actions concrètes. Pour sa part, le Dr Genest de Lévis mentionna qu’au Québec les questions médicales étaient sous le contrôle du Collège des médecins et chirurgiens du Québec (aujourd’hui connu sous le de Collège des médecins du Québec).

Suite au rapport Clute soumis en 1962, c’est en 1964 que les objectifs pour l’obtention d’un Certificat en médecine de famille furent établis.

  1. Améliorer la compétence des praticiens généraux au Canada et le standard de pratique générale.
  2. Augmenter le recrutement dans les rangs de la médecine générale (dans les années 2000, les GIMF groupe d’intérêt en médecine familiale).
  3. Produire un groupe de praticiens généraux qualifiés pour enseigner la médecine de famille aux étudiants en médecine et aux étudiants du niveau post-gradué.

 



1965

6474-Gerard HamelLe Dr Gérard Hamel devait devenir président de la section du Québec. Mais à la place, avec son confrère Georges Boileau, il fonda la FMOQ. Élu en 1965, il demeura aux commandes de la FMOQ jusqu’en 1981 (moment où il démissionna pour cause de santé). Le mouvement syndical médical québécois reposait, et repose encore, sur les grands principes auxquels ce président croyait fermement. Il s’agit des quatre droits fondamentaux suivants : le droit d’association, le droit de représentation, le droit de négociation et le droit de contestation.

«Au cours des années 1960, le Dr Hamel était presque le seul au Québec à parler du droit d’association en ce qui concerne les professionnels, précisa leur avocat. Sur ce plan, il a joué un rôle de pionnier. » L’un des premiers grands dossiers auquel s’est intéressée la Fédération a été là.

Peut-on dire : que les objectifs de la Fédération étaient d’abord syndicalistes et ne devaient pas s’intéresser à l’éducation.

Lors de la réunion du Conseil d’administration national en septembre 1965, le rapport du comité chargé d’enquêter sur le Chapitre du Québec a été déposé. Il s’agissait d’un très gros dossier qui contenait de la correspondance, des rapports, des résolutions, des coupures de journaux sur le Chapitre du Québec, ainsi qu’un autre dossier sur la Fédération. Dr McCullough a fourni un examen complet du Chapitre du Québec depuis sa création en 1954, et a souligné les nombreux problèmes avec lesquels ce Chapitre avait eu à faire face et qui étaient propres à la province de Québec. Nombre de ces problèmes faisaient partie de l’actuel problème du nationalisme, du bilinguisme, du multiculturalisme, etc. Il a souligné que le moral des médecins francophones était généralement apathique et celui-ci était d’avis que la situation particulière de la province du Québec n’était pas complètement comprise par le Conseil d’administration du Collège national.


Le Comité exécutif du Québec a rappelé que le comité spécial chargé d’analyser la situation au Québec avait la responsabilité de présenter leur rapport au Conseil d’administration national lors de la réunion semi-annuelle en novembre. Il a donc été invité à cette réunion pour présenter un rapport intérimaire et de demander des conseils à l’exécutif qui pourraient justifier le maintien de ce Comité spécial.

Les membres du comité exécutif du Québec ont approuvé le rapport. Il a été recommandé à l’unanimité de maintenir le Chapitre du Québec en opération étant donné les circonstances spéciales qui n’existaient pas dans les autres provinces. Pour assurer le maintien d'un bureau dans la Province du Québec, dans l'intérim et jusqu'à ce que le Chapitre du Québec puisse en assumer l'entière responsabilité, une résolution a été proposée et adoptée permettant au bureau national de poursuivre son paiement des dépenses du Chapitre du Québec.

Une discussion sur tous les aspects des activités du Chapitre du Québec a eu lieu et tout particulièrement, la relation du sous-chapitre de la région métropolitaine de Montréal avec le Chapitre du Québec, ainsi que la relation du Chapitre québécois avec le bureau national. La position de la Fédération au Québec et sa relation avec le Collège des praticiens généraux a également été étudiée.

Ce rapport intérimaire a été détaillé davantage dans la version finale, pour être présenté au Conseil d’administration à la réunion de novembre. C’est à cette même réunion, qu’une proposition ordonnant comme mesure temporaire d’abandonner la traduction du procès-verbal des réunions du Conseil d’administration et de l’exécutif. Seulement les résolutions adoptées lors de ces réunions seraient traduites. Une décision qui encore une fois a eu un impact direct sur le Chapitre québécois.



1966

6474-3412-atwater-bureauLe secrétariat de la Division du Québec déménagea au 3412, rue Atwater, suite 3. À cette période, il y avait une assistante du secrétaire (Mme L. Doudeau) pour assister le médecin, membre de l’exécutif, qui lui était le secrétaire officiel. Jusque-là les dossiers avaient été conservés dans le coffre arrière des différents présidents.

C’était aussi à cette époque que le Chapitre québécois battait la marche dans l’obtention des bourses de voyages d’études en médecine générale, grâce à l’appui financier qu’il avait obtenu du Ministère provincial de la Santé et du Bien-être. Trois membres de la Division québécoise reçurent chacun une subvention de 4 500 $, approximativement, qui servirent à défrayer un cours d’étude d’une période de six mois, dont les sujets devaient porter sur la médecine générale.

 



1968

Eh oui, au début de l’année 1968, le Chapitre du Québec ne comptait plus que 82 membres !

6474-Burton-AyreLe Directeur exécutif du CMFC tint à élaborer sur ce qui avait été annoncé par le président du Chapitre du Québec. Il a fait remarquer qui si le CMFC souhaitait devenir véritablement une organisation nationale, il devait renforcer sa position dans la Province du Québec. Tous ont été familiarisés avec les circonstances qui avaient conduit à l’adoption d’un statut spécial pour le Chapitre du Québec : La création de la Fédération et les difficultés de communication avec les autres provinces à cause du problème de la langue. Il y avait aussi des indications que la Fédération était en train de prendre une initiative en vue de s’associer d'une certaine manière avec le Collège. Le Comité exécutif examinait la situation très attentivement avec le Dr Burton Ayre avant de leur répondre.

Le Directeur exécutif du CMFC ajouta que généralement, le manuel sur la formation en médecine familiale et celui des départements de pratique générale dans les hôpitaux étaient bien acceptés. Aussi la relation avec les écoles de médecine au Québec était bonne et le CMFC devait continuer de l’améliorer et de travailler en étroite collaboration avec les écoles de médecine de cette province. De l'avis du Comité exécutif du Québec, le CMFC devait faire tout en son possible pour traduire rapidement ces deux documents en français. Le CMFC pouvait également renforcer le Chapitre du Québec s'il obtenait une charte provinciale. Ce qui en ferait le Collège des médecins de famille du Québec et empêcherait la Fédération de miser sur ce nom. Les membres du Conseil d’administration du CMFC seront invités à examiner le bien-fondé de l'obtention d'une charte dans la Province du Québec. Il a été estimé que cette mesure coûterait environ $200 et le Comité exécutif jugea qu'il était souhaitable de prendre en charge cette initiative.

Une résolution fut ainsi proposée pour l’obtention d’une chartre provinciale permettant que le Chapitre du Québec porte le nom de Collège québécois des médecins de famille, ce qui aiderait à renforcer les activités du Collège dans cette province.

FMOQ - 1Quelques mois plus tard, le 15 juin 1968, le Dr Gilles des Rosiers présenta aux délégués, à titre de président du comité des Études, une importante proposition portant sur le rôle du médecin de famille et sur sa formation.
Présenter intégralement (p.88).

Étrange, mais très similaire au CMFC
Rapport du Comité d’enseignement médical
Proposé par le Dr Gilles des Rosiers :

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec définit l’omnipraticien comme un médecin de première ligne qui doit prévenir et corriger toute déviation de l’état normal chez un individu et qui doit assurer son plein épanouissement physique et psychologique compte tenu de son milieu social et économique.

Afin de mieux préparer ce médecin à remplir son rôle au sein de la société et au niveau de l’équipe médicale, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec propose que les modifications suivantes soient apportées au niveau de l’enseignement postuniversitaire :

  1. Que l’internat rotatoire soit aboli et remplacé par une résidence spécifique en médecine générale d’une durée de deux ans, faisant suite à l’enseignement universitaire d’une durée de quatre ans.
  2. Qu’en plus des sciences cliniques telles que, la médecine interne, la chirurgie, la gériatrie, l’obstétrique-gynécologique, un entraînement adéquat soit donné en gériatrie, ainsi qu’en soins aux malades chroniques, en soins préventifs et en réadaptation.
  3. Que l’enseignement de ces sciences soit directement orienté en fonction de la médecine générale et qu’elles portent aussi bien sur les malades alités que ceux sur pied (consultations externes).
  4. Que cet enseignement se fasse au niveau des hôpitaux affiliés à l’université et qui ont un département de médecine générale fonctionnel.


Nous étions en 1968 ! Tout y était déjà : la spécificité du rôle, le besoin d’une formation particulière, la durée de la formation nécessaire considérant l’importance du cursus et enfin les milieux de formation. Il faudra malheureusement plus de vingt ans pour y arriver. Ce ne sera en effet qu’au début des années 1990, que l’on verra apparaître une résidence obligatoire de deux ans (depuis les années 1970, celle-ci étant facultative).

C’est en mars 1968 que le Collège de Pratique générale du Canada changea de nom pour « Le Collège des Médecins de Famille du Canada ». Le changement de nom reflète plus exactement le rôle actuel du médecin qui fournit les services médicaux à la famille.

1 Informations tirées du livre des 50 ans d’histoire de la FMOQ.



1969

En septembre 1969, le Dr Jean Mailloux écrivait dans la revue le médecin de famille canadien…
Quinze ans déjà se sont écoulés depuis la fondation de la division du Québec. Nous désirons rendre hommage à ces médecins convaincus qui ont compris la nécessité de se perfectionner, même après l'obtention du doctorat; et pour ne citer que quelques noms mentionnons Murray E. Stalker d’Ormstown et Adrien Paulhus de Verdun, aujourd'hui disparus, mais certainement parmi les tout premiers.

De ce groupe des fondateurs et pour certains encore très actifs, nous voudrions rappeler les noms de Armand Rioux de Québec, Laurent Mailloux, René B.Leclair, Claude P. Gendron, Stanley H. Knox, Normand Da Sylva, J. 0. Lafortune, F. S. Dorrance, John Hay, Georges L. Fortier, A. Schlesinger, tous de Montréal ou de la région, Marc-André Marchand de Trois Rivières, Dollard Larouche de Chicoutimi, Jean-Paul Genest de Lévis, et combien d'autres qu'il serait trop long d'énumérer ici, mais dont le travail et la collaboration nous ont été très précieux.

De nos réunions a germé l'idée de grouper tous les omnipraticiens du Québec, et comme nous désirions rester éloignés des problèmes touchant la politique et le signe de "piastre", certains de nos collaborateurs ont organisé un syndicat qui, avouons-le, a attiré un très grand nombre des nôtres.

Nos objectifs ont peu changé, et toujours nous proclamerons que le prestige s'acquiert grâce à la compétence. Les départements de médecine générale que nous désirions dans tous les hôpitaux s'accroissent en nombre, et nous avons cette année notre premier membre certifié, dans la personne de notre confrère le Docteur Pierre Houle de Trois-Rivières, à qui nous voulons offrir nos sincères félicitations et démontrer toute notre fierté.

6474-David-BrunetIl n'y a pas de doute que le Collège est devenu une réalité qui a sa place dans la promotion du médecin de famille. Nous sommes assurés que plusieurs confrères d'expression française considèreront les avantages que nous avons à leur offrir, et deviendront membres à part entière de cet organisme vraiment canadien. Soulignons que le prochain président élu national est un médecin du Québec soit notre ami David Brunet de Grand-Mère, qui entrera en fonction au congrès de septembre prochain.

Le comité exécutif actuel est confiant de l'avenir, et croit fermement que les dix prochaines années vont murir notre Collège et lui conférer ses lettres de noblesse. Dès lors, le recrutement ne sera plus un problème; ceux qui voudront se joindre à nous devront faire leurs preuves.

Les 26 et 27 septembre, lors de la réunion du Conseil d’administration, le Dr Halliday a demandé l'indulgence du Conseil afin de permettre au Dr Burton Ayre de prendre la parole sur une question touchant le Chapitre du Québec. Cela a été accepté et le Dr Ayre y décrivit la situation au Québec. Il indiqua que la Fédération des omnipraticiens du Québec avait la reconnaissance officielle du gouvernement du Québec, mais qu'il y avait un manque d'enseignement pour le médecin de famille du Québec. Il estimait qu'il y avait là une occasion pour le Collège, d'une certaine manière, de s'impliquer conjointement avec la Fédération pour développer un programme éducatif adéquat pour les praticiens généraux du Québec. Par la suite, le Dr Ayre remercia le Conseil de lui avoir permis de faire cette présentation.

À cette même période, nos voisins américains reconnaissaient la médecine de famille comme la 20e spécialité par l’American Medical Association en 1969.

En juin 1969, le premier examen de certification du Collège fut écrit, mais ce n’est qu’en 1977, grâce à Dre Nadine St-Pierre que le premier examen fut écrit en français à Ottawa (1982 centre d’examen francophone au Québec).

6474-Marcel-GermainAu Québec ce n’est qu’en 1969 qu’apparut la première section de médecine de famille à l’université de Sherbrooke. Elle accueillit ses premiers résidents en juillet 1969 et le premier résident à terminer dans le programme de l’université Sherbrooke, fut le Dr Marcel Germain. Ce département de médecine de famille ne fut reconnu officiellement qu’en 1975 alors qu’auparavant, il ne s’agissait que d’une section du département de médecine sociale et préventive.




1970
Dans les années 1970, le comité national des membres était composé uniquement de membres anglophones.

17 et 18 juillet – La proposition suivante a été soumise au CMFC pour considération :

Alors que l'expérience du passé a démontré l’importance d'avoir une organisation nationale dans la province du Québec, il est nécessaire de fournir au CQMF, une mesure supplémentaire d’indépendance ou d'autonomie; attendu que la réorganisation du Collège des médecins de famille du Québec s'est engagée à se maintenir au pouvoir, impliquant ainsi un degré plus élevé d'activités ; et, tandis que la composition actuelle du Collège dans la Province de Québec n'a pas permis plus de revenus :

Il est résolu que :
Soixante pour cent de la somme des cotisations versées par les membres du Collège de la Province de Québec soit être retournée au trésorier de cette province.

Toutefois, la collecte des frais d'adhésion et la maintenance des crédits d'étude au nom du Collège des médecins de famille du Québec resteront sous la responsabilité du bureau central du Collège des médecins de famille du Canada.

6474-Jean-TaranuEn septembre 1970, Dr Jean Taranu, président du comité de publication de notre chapitre, a été délégué par le Collège des médecins de famille du Canada d’organiser cette nouvelle section française.

Une section en français avec un responsable dans le but d’offrir tout l’espace nécessaire aux contributions des médecins de famille d’expression française, l’intérêt des médecins de langue française de publier des sujets de cas difficiles souvent rencontrés ou des cas simples et fréquents, mais mal connus.

Entre temps au Conseil de la FMOQ de décembre 1970(p.102)
Le Conseil reprit son souffle et se repencha – encore et toujours – sur la formation postdoctorale. (Rappelons qu’en 1954 c’était la raison d’être du CMFC ).

Le comité des études présenta un vaste projet visant à assurer la qualification et le maintien des compétences des omnipraticiens du Québec, qu’il vaut la peine de citer textuellement :

  1. Que les médecins obtiennent 120 crédits d’études, répartis sur une période de quatre ans ;
  2. Que les crédits correspondent à une « heure » consacrée à la formation continue ;
  3. Que les crédits reconnus soient les suivants :
    1. Réunions de service ; réunions scientifiques ;
    2. Participation aux comités de vérification des dossiers médicaux ;
    3. Participation aux comités d’appréciation des actes médicaux ;
    4. Cours de formation intensive ;
    5. Stage de perfectionnement dans les hôpitaux ;
    6. Assistance aux congrès scientifiques ;
    7. Participation à l’enseignement.
  4. Que les crédits soient octroyés par le Comité d’enseignement médical de la Fédération ;
  5. Que pour l’obtention de ces crédits, le médecin doive attester sa présence par sa signature sur une feuille appropriée ;
  6. Que l’on indique sur cette feuille le genre de cours ou le sujet, la date, le nombre d’heures et qu’on y mentionne le médecin qui a donné le cours ;
  7. Que cette feuille soit contresignée soit par le responsable du cours ou le directeur médical, ou soit par celui qui a donné le cours.
  8. Que ces crédits soient consignés par le Comité d’enseignement médical de la fédération dans un carnet approprié ;
  9. Qu’une compilation des crédits annuels soit établie et contresignée par le président du Comité d’enseignement médical de la Fédération ;
  10. Que ces attestations soient transmises au Bureau provincial de médecine ;
  11. Que pour tout médecin qui n’a pas satisfait à ces exigences, le Bureau provincial de médecine puisse exiger l’obligation de faire un stage de mise à jour.


Dans les années 1970 jusqu’au début des années 1980, le Chapitre du Québec fut peu actif. Il était surnommé le Chapitre fantôme. L’une des raisons principales se rapportait à la langue, alors que les membres anglophones n’ont pas su rallier les membres francophones. Les médecins francophones se sentaient beaucoup plus à l’aise avec la FMOQ, qui défendait leurs intérêts auprès du gouvernement.

2 Informations tirées du livre des 50 ans d’histoire de la FMOQ.



1971

Réunion du Conseil d’administration du CMFC 10 et 11 septembre

SECTION française de la revue Médecin de famille canadien: M. David Woods, éditeur de la PCP, déclara qu'il semblerait que les médecins de famille dans la Province de Québec étaient bien servis par leur propre publication provinciale (FMOQ) et qu’en règle générale, ils écrivaient rarement sur des questions scientifiques. Il mentionna également qu’actuellement, il n'y avait pas de publicité pour la section française du journal, mais il espérait que cela pouvait changer. M. Woods a indiqué également que le Dr Taranu était dans l'impossibilité de continuer de siéger au conseil consultatif. Dans les conversations avec le Dr George Boileau, ce dernier était optimiste pour l'avenir de la section française. De toute évidence, il n'y aurait jamais de grande section française, mais elle pouvait jouer un rôle important en informant les autres membres du Collège de ce qui se passait au Québec. M. Woods a promis qu'il continuerait à avoir un éditorial en français et qu’on publierait des documents traduits, ainsi que les articles originaux en français chaque fois que cela serait possible. C'était un rapport d'avancement uniquement.

Le Dr Jacques Roy a signalé qu'au Québec, les médecins étaient dans la mire comme les autres professionnels de la santé, et il se demandait qu’elle fût la politique du CMFC? Le Dr I. McAuley mentionna qu’en ce qui concerne la situation du Québec, si les représentants de la province de Québec étaient concernés, ils devraient contacter le Dr Pierre Houle et demander qu'il porte cette question à l'attention du Comité.

Le Dr Ayre, président sortant du CQMF, a signalé que le projet de loi 65, qui a reçu la première lecture à l'Assemblée législative, bordée par une réorganisation complète des services médicaux dans la province et dans chaque référence à la fonction du médecin, celui-ci était inclus avec les professionnels de la santé. Il se demandait si les médecins devaient insister sur une norme différente, notant que les médecins traitaient la maladie ainsi que la santé?
6474-Houle-Pierre-AlainOn lui recommanda de contacter le Dr Pierre Houle pour lui demander d’apporter cette question à l'attention du Comité.


Personnellement, il aurait voulu que les professionnels de la santé soient exclus de ces références. Le Dr Don Rice a convenu que, dans les dernières années, beaucoup d'activités avaient eu lieu dans le domaine des professions de la santé, et il était généralement reconnu qu'il y avait beaucoup de gens autres que le médecin, qui œuvraient en tant que professionnels de la santé. Il y avait une tendance à parler en termes de professionnels de la santé, dont le médecin en était un (cette prise de position visionnaire et courageuse à l’époque précédait l’esprit de la Loi 90 au Québec). Certains médecins étaient sensibles à ce sujet, alors que d’autres voulaient plutôt construire un pont entre les autres professionnels de la santé et les médecins. Il a pu apprécier la sensibilité des médecins du Québec.

Le Dr Roy a suggéré d'inclure les mots "médecins spécialistes" et autres professionnels de la santé. À ceci, le Président a souligné que le document du projet de loi avait été fourni à titre d'information de la Commission. Il avait été approuvé à la dernière réunion du Conseil d'administration, et les modifications auraient à attendre une impression subséquente.

La Division du Québec :
En juillet 1970, le Conseil d’administration national qui a eu lieu à Halifax, a adopté une proposition suggérant que les médecins certifiés soient reconnus comme des spécialistes en médecine familiale et elle fut acceptée en tant que politique du Collège.

Alors que le Ministère de la Santé du Québec, en instituant l’assurance maladie le 1er novembre 1970, traitait tous les médecins sur un pied d’égalité, qu’il s’agît de la médecine générale, ou de la pratique d’une spécialité, la Section du Québec se retrouvait ainsi dans une position où elle exprimait sa désapprobation à l’endroit des politiques du Collège. IL EST RÉSOLU que la Division du Québec soit autorisée à s’abstenir à l'égard de cette politique, et de toutes les autres mesures prises suggérant que le Collège des médecins et chirurgiens du Québec reconnaisse les médecins certifiés en médecine de famille.

Le Dr Don Rice fit remarquer qu'il y avait deux groupes distincts au Québec, la Fédération des médecins spécialistes et la Fédération des médecins de famille. Si les médecins de famille étaient identifiés comme des spécialistes en médecine familiale, ils seraient également identifiés avec la Fédération des médecins spécialistes, plutôt qu'avec la Fédération des médecins de famille. Ce qui préoccupait la Division du Québec, c’était qu’il devait être possible de trouver un mécanisme permettant de se dissocier de ce concept. Toutefois, si la résolution ci-dessus laissait entendre qu’on était contre le concept de la certification, ce qui était un problème entièrement différent le Collège ne pouvait l’approuver. Par contre, si cette résolution voulait éviter que les praticiens certifiés en médecine de famille soient regroupés avec la Fédération des médecins spécialistes, le Directeur exécutif a suggéré qu'un amendement soit apporté la résolution.

Le Dr Ayre a répondu que c'était l'une des principales préoccupations, bien qu'il n'avait pas été définitivement établi qu'un spécialiste en médecine de famille ne pouvait pas appartenir à la Fédération des médecins de famille. Toutefois, ce risque n'existait pas. Le Dr Ayre a admis que l'exécutif de la Division du Québec n'était pas en faveur de proposer la certification obligatoire pour l’obtention de la licence des différents Collèges des médecins et chirurgiens à travers le pays, mais elle n'avait pas l'intention de s'impliquer dans un débat majeur sur ce point. Il a déclaré que la Division du Québec était très en faveur du concept de la certification, dans la mesure où les médecins certifiés seraient choisis pour diriger les départements de médecine familiale dans les hôpitaux, qu’ils seraient sollicités pour les consultations en médecine familiale, et qu’ils seraient reconnus comme des enseignants potentiels, ou précepteurs, etc.

M. Halliday s’est montré sensible à la problématique de la Division du Québec, mais a estimé qu'il y avait un moyen bien plus simple de traiter cette situation. À son avis, un Chapitre n’avait aucune obligation de suivre une politique du Collège qui, à leur avis, était préjudiciable à sa position au sein de la province, mais d'un autre côté, le Chapitre concerné était tenu de ne pas prendre des mesures contre cette politique. Il se refusait à penser qu'un précédent serait établi selon laquelle un Chapitre pouvait officiellement passer outre une politique nationale.Le Dr Blunden a signalé que le Chapitre de l’Alberta avait été près d'obtenir des membres certifiés reconnus par l'organisme accordant les licences de pratique et qu’il serait dommageable pour eux si un groupe provincial particulier était autorisé publiquement à passer outre cette politique nationale.

Le Dr Burditt a fait observer que, si un Chapitre passait outre d'une politique nationale, il était en fait en abstention. Le Dr McCullough était contre l'utilisation du terme «spécialiste en liaison avec le Collège de certification», tandis que le Dr Reardon a fait remarquer que si cette résolution était adoptée, elle détruirait les avancées qui avaient été faites en Nouvelle-Écosse, en ce qui concerne la reconnaissance de la certification en médecine familiale.



1972


Rapport annuel de la division Québec

Elle a tenu sa réunion annuelle le 15 janvier 1972 à l’hôpital Jean-Talon. C’est l’une des réunions les plus réussies 120 médecins y participaient.

6474-Gilles des RosiersLe rapport du Dr Gilles des Rosiers, président du Comité conjoint de l'éducation du Collège des médecins de famille du Canada et de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec fut particulièrement pertinent. II décrivit un plan en vue d'établir un projet de recherche dans la province pour déterminer les matières couvertes par la pratique générale. Il devait consister en trois parties : recherches précédentes, notablement celles effectuées par le Collège des médecins de famille au niveau des divisions provinciales ou de son siège social; un questionnaire détaillé, établi avec soin, qui serait envoyé à tous les omnipraticiens de la province de Québec et dont les résultats seraient analysés et énumérés; des renseignements relatifs aux diagnostics et procédures rapportés par les omnipraticiens qui seraient obtenus de la Régie de l'Assurance-maladie du Québec.

Ces résultats seraient utilisés pour formuler un programme qui serait alors présenté à chacune des trois universités du Québec qui ont ou sont en train d'établir une faculté de médecine familiale. Le Dr des Rosiers souleva le problème du manque d'habilites académiques dans l'enseignement chez les médecins de famille de la province et décrivit un programme de doctorat ou de maitrise à l'Université de Montréal destiné aux médecins de famille, qui veulent suivre des cours de perfectionnement en enseignement. Le Dr des Rosiers fit remarquer que 50 % des omnipraticiens de la province suivirent des cours postuniversitaires.

L'objectif de l'année en cours est d'inscrire 75 % à des études postuniversitaires pour une durée d'au moins 30 heures. Un but bien défini est d'encourager le plus de médecins possible à faire 50 heures d'études par année et, ainsi, être éligibles pour devenir membre du Collège des médecins de famille.

Le Dr Stanley Sinclair, président du Comité de recherche, souligna la difficulté d'établir ce Comité dans la province de Québec. Il précisa que la recherche n'est pas la prérogative de l’académicien, mais le champ d'activité du médecin de famille et il serait souhaitable que ce champ soit plus exploré durant l'année en cours.

Le Dr Alex J. Scarlat, président du Comité de recrutement, présenta son rapport sur l'accroissement du nombre des membres de 94 à 106.

6474-TannenbaumLe rapport du président, le Dr Isaac Tannenbaum, clôtura l'assemblée. "II y a un nombre de facteurs qui sont responsables des changements produits l'an dernier et parmi ces changements deux ou trois s'identifient comme ayant une signification spéciale. Vous êtes probablement au courant que depuis quelques années il y a eu un effort concerté dans le domaine de l'éducation entre le Comité d'enseignement médical de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et la Division du Québec du Collège des médecins de famille du Canada, dans le fait que les membres de la Division du Québec siégeaient au Comité d'enseignement médical de la F.M.O.Q." Le Dr Tannenbaum fit ensuite l'éloge des accomplissements du Collège dans les domaines de l'enseignement médical, et du développement des départements de pratique générale aux niveaux hospitalier et universitaire. "Nous devons cependant réitérer que des différences régionales et provinciales existent et doivent être reconnues ... Il a été fréquemment mentionné que le Québec est différent des autres parties du Canada. Ceci est aussi vrai actuellement que ce l'était autrefois. Les développements dans le domaine de la médecine et des soins de la santé à partir de l'institution du Medicare, du projet de loi 65 et plus récemment des projets de loi 250 et 252, ont été établis à un rythme si rapide que nous sommes très en avance sur le reste du pays; l'avenir prouvera si ce fut pour le mieux ou pour le pire. "Finalement le Dr Tannenbaum exprima son optimisme quant à l'activité soutenue de la Division du Québec. Cette stabilité, dit-il, "nous permet maintenant de nous concentrer sur d'autres sujets reliés à la pratique médicale et ce doit être le développement et le maintien d'un standard élevé de soins au patient.

Avril
Deux Chapitres pouvaient faire l'objet de référence particulière. Les provinces du Québec et de Terre-Neuve avaient des petits Chapitres qui semblaient avoir plus de difficultés dans leur développement que les autres provinces. Toutefois, ces deux Chapitres étaient à l’aube d'une expansion et anticipaient la possibilité d'une plus grande réalisation dans un avenir proche. Au Québec, beaucoup de médecins parlaient en français et plusieurs appartenaient à la FMOQ. Mais, il y avait de plus en plus de communications avec ce groupe et on espérerait que le Collège soit de plus en plus visible dans cette province.

Agrément mémorandum
Le 3 juin 1972, 285 candidats avaient passé l’examen de certification en médecine familiale. Ce qui donnait à ce moment un total de 694 médecins qui s’étaient engagés vers cette nouvelle méthode d’évaluation.

Un article a relaté qu’en 1971, l’Université de Montréal ne possédait pas de département de médecine familiale. En attente d’approbation pour un programme de formation en résidence, un comité a été formé pour sélectionner un directeur de programme.

À l’université McGill, il existait deux programmes hospitaliers, dont l’Hôpital Général de Montréal et l’Hôpital Général Juif et un troisième était en cours de préparation à l’hôpital Ste Mary’s.

Les universités Laval et Sherbrooke n’avaient aucune mise à jour.

Au premier juillet 1972, le CQMF comptait 133 membres. Le Chapitre québécois venait après l’Ontario avec 1 493 membres, l’Alberta avec 261, la Colombie-Britannique, 336, le Manitoba, 172 et la Saskatchewan, 158.

À l’Université McGill, le département de médecine de famille fut créé en 1972.



1973

6474-LamontagneJanvier 1973, un article sur le président de l’Assemblée scientifique annuelle du CMFC. C’est le Dr Claude Lamontagne qui présidait l’Assemblée scientifique annuelle du 13 au 16 septembre 1973 à Québec au Château Frontenac du Collège des médecins de famille du Canada. Il est membre actif sur le comité national des Assemblées. Natif de Saint-Apollinaire, diplômé de l’Université Laval et maintenant dans la pratique de groupe au Québec. Depuis 1971, directeur adjoint au post-gradué, vice-président du Conseil de l’hôpital St-Sacrement. Membre durant deux ans du Comité d’examen. En tant que résident du Québec il dit qu’il est « heureux de voir que les principes des programmes des soins de santé au Québec respectent la philosophie du Collège. Médecine générale, l’approche d’équipe et la médecine basée sur les besoins de la communauté » tous ces principes sont respectés dans notre nouveau système de santé. » Dr Lamontagne prévoit un rôle plus important pour le médecin de famille et prédit que les nouveaux diplômés sont d’un calibre à la hauteur de ce défi. « La tendance de la médecine familiale dans le pays maintenant indique que le médecin de famille pourra conserver son rôle et plus dans l’avenir. » Dr Lamontagne est marié et père de trois enfants. Il s’intéresse au camping, le ski, la musique et la photographie3.




Réunion du Conseil d’administration (Mars et avril)
Le CQMF COMPTAIT 153 membres. De plus, dans la liste des différents prix, aucun membre du Québec n’a été sélectionné.

Au congrès syndical d’avril 1973, une journée entière fut consacrée à la formation médicale pré- et postdoctorale.

En matière de formation, l’équipe de Gilles des Rosiers tenait le fort par une présence active à tous les échelons de décisions, que ce soit au Collège des médecins, au Collège des médecins de famille du Québec et du Canada ou dans les universités. Il fallait assurer la place de la Fédération en formation, voire l’accentuer.


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Le Dr Jean-Maurice Turgeon proposa au bureau d’établir des normes de formation minimales qui consacreraient le statut d’omnipraticien, et feraient la promotion de l’enseignement médical permanent. Il insista cependant pour que les privilèges obtenus avec le perfectionnement n’aient pas à être nécessairement reconnus par un certificat. 

La création d’une spécialité en médecine familiale était déjà dans la boite à idées du Collège québécois des médecins de famille, mais la Fédération s’opposait à l’apparition d’une nouvelle classe d’omnipraticien. On se méfiait des scissions possibles dans l’uniformité fragile que représentait la profession de médecin de famille et de ses diverses facettes.

Le Dr Claude Lauriault, président du CQMF de 1973 à 1976, qui faisait partie de l’association de l’ouest du Québec à cette même période, fut élu au bureau de la Fédération au poste de troisième administrateur. Il est à noter que « Ce fut la dernière fois qu’un médecin représentant cette association accédait au bureau de la FMOQ. »

Octobre 1973, Négociation pour les médecins du Québec4
Au Québec les médecins négocient. Dans les autres provinces, ils discutent. C’est ce qu’affirme le président de la Fédération des médecins du Québec, docteur Gérard Hamel. Il a été reçu membre honoraire lors de la dernière assemblée scientifique annuelle. Il a déclaré lors d’un déjeuner-causerie que les transactions importantes dans notre société impliquent des contrats. En général, a déclaré Dr Hamel « toutes les conditions de pratiques » sont négociables, pas seulement celles qui concernent le paiement. En fait il a ajouté « une organisation professionnelle à moins de chance de réussir à la négociation si elle confine elle-même à la protection.

En décembre 1973, dans le Journal du CMFC nous pouvions y lire un article du Dr Gérard Hamel président de la FMOQ : Le champ d’activité de la FMOQ
M. le rédacteur : Au nom de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, je tiens à vous faire part de l’intérêt suscité par le rapport sur les fédérations médicales au Québec, paru dans votre numéro du 18 août 1973. Je crois que cet article très fouillé sera utile aux médecins des autres provinces pour mieux leur faire comprendre la situation du Québec.

Dans l’ensemble, cet article était conforme à la réalité. Permettez-moi cependant de souligner que le titre « The Quebec Federation battles to raise the income for physicians » ne reflète qu’une partie de la réalité. En fait, à la lecture de l’article, on se rend compte que les champs d’activités de la Fédération dépassent largement celui de la lutte pour l’augmentation des salaires et qu’ils comprennent aussi l’enseignement médical, la planification et la régionalisation, de même qu’une foule de services pour tous les omnipraticiens du Québec.

(Signée Gérard Hamel, M.D. président FMOQ)

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3 Canadian Family physician/mars 1973 cet article était écrit en anglais.
4 Canadian Family Physician/ octobre 1973.

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