Historique

LES ANNÉES INITIALES ET LA PREMIÈRE DÉCÉNIE 1954 – 1964

Les années qui ont précédées la création du CMFC
La pratique médicale générale est née en Angleterre et en Europe dans les années 1800 et l’on a commencé à utiliser le terme « praticien général » dans les années 1830. Cependant, ce terme n’était pas très bien accepté de tous (il signifiait HOMME de TOUT TRAVAIL - d’où le terme d’omnipraticien utilisé au Québec pour désigner les médecins de famille), car on utilisait déjà le terme « médecin de famille » et ces derniers étaient mieux rémunérés que les « praticiens généraux »1.

Décembre 1948
L’association médicale du Canada (AMC) créa un comité (présidé par le docteur Johnston) ayant comme objectif de fonder une section de pratique générale (en 1929, l’AMC avait initié un comité qui s’avéra à l’origine de la création du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada). Cependant, ce comité a connu un lent et laborieux démarrage et les résultats se sont fait attendre.

1 Tiré des notes de cours du Dr Paul Grand’Maison.


1950
Un deuxième comité fut mis sur pied pour mettre en place un système d’accréditation pour les praticiens généraux. Ce comité servit éventuellement de base à la création du Collège des médecins de famille du Canada.


1953
À l’Hôtel Royal Alexander de Winnipeg se déroulait une rencontre de « l’Association médicale canadienne – section des praticiens généraux ». C’est lors de cette rencontre, qu’un troisième comité fut formé pour fonder un an plus tard « Le Collège des Médecins praticiens généraux du Canada ». Ce comité était formé des docteurs Armand Rioux (qui devint le premier président du Chapitre québécois), Murray Stalker (qui fut le premier président du Collège national), W.V.Johnston et Glenn Sawyer. Le Québec y était bien représenté. Il a été établi, dès le départ que le rôle du Collège se limiterait au volet éducatif, alors que les activités politiques demeureraient du ressort des associations de l’AMC. Dr Stalker, suite à son mandat de président du CMFC, a œuvré environ cinq ans au sein du Chapitre québécois.

À cette réunion annuelle des membres, il y avait seulement 44 participants. Le Dr Church, président sortant de l’AMC, précisa que la pratique générale était divisée en deux catégories de praticiens : les médecins œuvrant dans les centres universitaires et les médecins généralistes travaillant en clinique dans la communauté. Il mentionna aussi l’importance pour le bon fonctionnement du système de santé du praticien général et de la relation médecin patient.


La création du CMFC

17 juin 1954
d1-Palomar super club 1.jpgUne poignée de praticiens généraux canadiens se réunissaient au Palomar Supper Club de Vancouver, pour assister à l’inauguration du «College of General Practice of Canada» et à l’installation de son tout premier président, le docteur Dr Murray R. Stalker, d’Ormstown, au Québec. Les premiers membres du Collège ont été les artisans du changement qu’allait connaître la pratique familiale au Canada. Leur engagement réciproque à l’apprentissage continu, à l’éducation et à la recherche allait façonner le mandat du Collège pour les six prochaines décennies (l’AMC accorda une bourse de $10 000.00 au CMFC pour la mise sur pied de l’organisation qui comptait au départ 400 membres dont 100 du Québec. Cette bourse était conditionnelle à ce que le CMFC laisse la politique et les affaires syndicales à l’AMC et à ses filiales provinciales).

Le premier directeur général fut le docteur W. Victor Johnston. Celui-ci a immédiatement procédé à la mise sur pied des sections provinciales et à l’augmentation des effectifs de l’organisation, déterminé à offrir une formation et un « leadership » en cette période tumultueuse de l’après-guerre.

Dans les débuts, le Chapitre québécois ou plus précisément « Collège des praticiens généraux Chapitre Québécois « College of General Practitioners Quebec Chapter » comptait une centaine d’adhérents. Au cours de son histoire, on peut constater de nombreuses variations au niveau du taux de l’adhésion. Les sections provinciales furent établies dans chacune des dix provinces et elles commencèrent à offrir aux médecins généralistes une éducation médicale continue de qualité. Au moment de sa création, le chapitre du Québec était le deuxième en importance après l’Ontario.

d1-Palomar super club 2.jpgL’objectif fondamental du « College of General Practice of Canada » (pour le Québec « Collège des médecins praticiens généraux du Canada ») était de regrouper et de soutenir les praticiens généraux. On mentionne qu’il y avait un mouvement de praticiens généraux qui désiraient obtenir un meilleur statut et qu’un jour il y aurait une reconnaissance comme spécialité (55 ans plus tard pour le Québec en 2010 ce rêve initial est concrétisé) pour cette catégorie de médecins. Il était aussi question de quelle place et quel rôle occuperaient et joueraient les sections provinciales?

 

Les autres objectifs étaient de :

  1. Établir une organisation académique avec des buts éducationnels.
  2. Promouvoir la formation sous-graduée par et pour les praticiens généraux.
  3. Promouvoir et organiser l’éducation postgraduée des praticiens généraux.
  4. Promouvoir la recherche en pratique générale.
  5. Promouvoir la publication d’articles originaux pour les praticiens généraux.
  6. Promouvoir l’intégration à l’hôpital des praticiens généraux.
  7. Fournir une reconnaissance valable aux praticiens généraux.
  8. Faire tout ce qui est nécessaire pour maintenir un standard élevé de la pratique générale.


Les notes de cours du Dr Grand’Maison mentionne aussi que les années 1954-1957 furent difficiles et qu’il y avait eu très peu de coopération provenant du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada. Durant ces mêmes années et même jusqu’à tout récemment, plusieurs praticiens généraux se sont opposés au Collège à cause de la peur engendrée par cette organisation perçue comme élitiste qui voulait augmenter le standard de la pratique.

Au Québec, il n’y a peu de place dans les hôpitaux pour les médecins qui ne sont pas spécialistes. Vous pouvez constater combien d’efforts ont été déployés et de patience a été nécessaire pour en arriver ou nous en sommes aujourd’hui.

De plus, nous avons fréquemment eu des problèmes de communications avec le Collège national, puisque nous sommes une province francophone et que plusieurs de nos membres ne parlent pas l’anglais. Cela a eu un impact majeur sur le nombre d’adhésions au fil du temps et ce malgré les efforts du national pour devenir et demeurer une organisation bilingue.


Octobre 1954
Lors de la réunion annuelle présidée par le Dr Stalker, un comité sur l’éducation postgraduée (un enjeu majeur pour le Québec) a été formé. Malheureusement les provinces du Manitoba et du Québec n’avaient aucun représentant pour y siéger. Toutefois, le Dr J.B. Jobin de l’Université Laval s’est joint à ce comité en 1955. Un autre élément important que le Dr Stalker discuta avec notre président, le Dr Armand Rioux était de s’assurer que les membres représentants le Québec sur ce comité soient parfaitement bilingues.


Mars 1955
La province du Québec ne possédait aucun centre hospitalier pour accueillir et former des praticiens généraux (praticiens généraux de l’époque sont en 2014, des médecins de famille et des omnipraticiens). Quatre provinces seulement jouissaient de cette opportunité.

Juin 1955
Le comité exécutif du chapitre québécois était composé du Dr Armand Rioux, président, Dr A. Adrien Paul-Hus, vice-président et les docteurs R.B. Leclerc, secrétaire et John Hay, trésorier. Après les élections, le Dr A.A. Paul-Hus devint président, Dr Girard Rivard, secrétaire, Dr P.D. Grant, trésorier et le Dr Laurent Mailloux, directeur.

En novembre 1955, il fut question que l’adhésion (au Québec en 2014 cette politique ne s’applique pas obligatoirement) au Collège soit obligatoire pour tous les enseignants, mais en 2014, au Québec ce n’est toujours pas une obligation. Le montant des cotisations annuelles à l’époque variait entre 15$ et 30 $.

Après une année d’existence, le CMFC comptait 930 membres. Une liste pour publication dans chacune des provinces fut établie géographiquement et par ordre alphabétique. La prochaine publication allait inclure le type de pratique (ex. : cabinet, université, etc.).

Exécutif 1920 Novembre 1956, hôpital Maisonneuve Rosemont – Exécutif du chapitre Québécois Au centre 1ère rangée le Dr Laurent Mailloux le nouveau président. De gauche à droite Dr G. Rivard, Dr J.R.A. Ouellet, DrJohn Hay, Dr H.J. Lanthier Arrière de gauche à droite : Dr Dollars Larouche, Dr S. Brunelle, Dr J.B. Michaud, Dr A. Bédard, Dr M. Stalker, Dr Armand Rioux.

Dr Gendron et son épouse Dr Hobbs et épouses ASA 1960
C’est au Québec, plus précisément à Montréal, que s’est tenue la première Assemblée scientifique annuelle du « Collège des praticiens généraux du Canada) du 4 au 6 mars 1957.
C’est sous la direction du très dévoué confrère, le Dr René-B Leclerc, secondé par son épouse et appuyé par un comité d’hommes et de femmes médecins, qu’ils ont réussi à tenir ce premier congrès. Nous passerions pour des orgueilleux si nous vous révélions que dans l’ensemble, le succès de ce congrès dépassa nos attentes. Dès 1960, nous étions pour une deuxième fois, les hôtes de l’Assemblée scientifique annuelle du CMFC. Ces photos prises lors de cet évènement nous retrouvons le Dr Hobbs et son épouse, président du CMFC en compagnie du président de la section le Dr Claude P. Gendron en compagnie de son épouse. 



president Dr GendronSur la deuxième photo c’est le Dr Gendron et son épouse.

 

 



Automne 1958

Deux hôpitaux montréalais acceptaient de former les GP (général praticien) post-gradués pour deux semaines seulement. Le premier hôpital à établir le modèle fut le «Montreal General Hospital», suivi de l’Hôpital St-Luc. Dans les premières années, le Chapitre québécois avait des sous-chapitres. Ceux-ci étaient composés de trois personnes : un président, un vice-président et un secrétaire-trésorier. Avec cette structure, le CQMF comme il est connu aujourd’hui, se nommait le Chapitre exécutif du Québec.

Ces sous-chapitres :


Le chapitre Montréal métropolitain a été fondé en décembre 1957, avec l’aide du Dr Mailloux, et son objectif principal était d’organiser les Assemblées scientifiques nationales.

C’est durant l’année 1958 que font apparition les prix et bourses :

  1. Prix Upjohn
  2. Bourses Schering
  3. Membre honoraire

Dans nos recherches, nous retrouvons le procès-verbal de l’Assemblée générale annuelle, qui s’est tenue, le samedi 30 mai 1959 à l’Auditorium de l’Hôpital Hôtel Dieu de Montréal. Selon le registre des signatures, il n’y avait que 28 participants, mais plusieurs noms n’avaient pas été notés. À cette époque, seulement 10 % des cotisations revenaient aux chapitres. Une autre source de financement provenant de la compagnie Wyeth, était administrée pas le président du comité de l’éducation du Collège National. À cette date, notre Chapitre avait reçu 1 300.00 $

Le Chapitre québécois a commencé à perdre des membres au début des années 1960, ce qui s’est accéléré après la fondation de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec en 1963. En 1964, il ne restait plus que 75 membres, qui étaient principalement anglophones.


1960
L’assistant directeur du Collège national, M. Bruno Fortin, est venu passer une dizaine de jours au Québec pour travailler avec les membres du Comité exécutif. Il constata une grande fragilisation des praticiens généraux dans la province de Québec. Il suggéra qu’un bureau soit ouvert et qu’un personnel administratif soit embauché. Il recommanda également que le directeur adjoint et le secrétaire général soient basés à Montréal. Il y avait des changements énormes qui se déroulaient au Québec, mais les francophones voulaient faire les choses eux-mêmes. Il a souligné que si le Collège avait un bureau à Montréal, de plus grands gains iraient au Collège. Si ceci n’était pas réalisé, il y avait menace d’une séparation. Il déclara que les francophones n’aimaient pas recevoir les directives provenant des autres provinces. (CMFC, 1960).


1961
Suite à ces recommandations, sous la présidence du Dr Claude P. Gendron, on tente d’ouvrir le premier bureau du Chapitre québécois. L’exécutif composé des Drs Gendron, Knox, Hamel et Da Sylva demande au CMFC d’augmenter les sommes annuelles transférées au Chapitre du Québec. (Ce sont ces trois derniers qui ont en 1961 modifié le cours de l’histoire des praticiens et du syndicalisme au Québec. L’association de Montréal fut créée à son tour). Il était devenu irréaliste de faire fonctionner le Chapitre ou la section québécoise sans cette aide financière. La demande fut acceptée pour une période de trois à six mois, ce qui représenta une somme d’environ 3 000.00 $. L’AMC a également offert au Chapitre québécois de partager leurs locaux afin de bénéficier de certains services de secrétariat et des équipements de bureau.

En 1961, le Bulletin du Collège des praticiens généraux du Canada ne publiait aucun article en français. Le Chapitre québécois était aussi absent de plusieurs comités nationaux. Le CMFC était étonné d’apprendre que de nombreux médecins québécois n’avaient jamais entendu parler du Collège des praticiens généraux du Canada.

Dans cette première décennie, les étapes importantes de notre histoire sont :

  1. L’organisation des départements de pratique générale dans les hôpitaux
  2. Le programme de l’internat préparatoire à la pratique générale
  3. Le programme d’enseignement post universitaire
  4. Le préceptorat

L’année 1961 avait modifié l’histoire des praticiens et du syndicalisme médical au Québec. L’association de Montréal fut créée à son tour et c’est avec des pionniers du syndicalisme médical au Québec, Les Drs Guy Laporte, Georges Desrosiers, Gilles des Rosiers, Georges Boileau, Jacques Dinelle (président sous chapitre Montréal métropolitain français), Stanley Knox (président du CQMF 1961-1962), Gérard Hamel (trésorier du chapitre québécois) et plusieurs autres qui avaient, par leur volonté, leur connaissance et leur imaginaire, permis aux praticiens du milieu du XXe siècle de sortir de leur isolement grâce à un discours crédible, sincère et cohérent.


1962
Un deuxième rapport est déposé par le M. Bruno Fortin, assistant directeur au Collège des Praticiens Généraux du Canada après son séjour au Québec essayant d’implanter la philosophie du Collège.

La situation est décrite comme suit :


Ensuite, il signale que grâce à la compréhension des membres du comité exécutif, l’étroite collaboration des membres actuels et passés de l’exécutif et des comités permanents, il y a eu une amélioration considérable sur plusieurs points :


1030 St Alexandre 1er bureau

1030, rue St-Alexandre à Montréal

Le rapport Clute, qui a fait l’étude de la pratique générale en Nouvelle-Écosse et en Ontario, conclut que la plupart des praticiens généraux considèrent que leur formation est inadéquate. De plus, 91 % croient qu’il devrait y avoir une forme de préceptorat avec un praticien général lors de la formation des étudiants et que plus de temps devrait être consacré à l’étude de patients non hospitalisés. (Grand'Maison)

Tandis que les nouveaux chapitres régionaux de la FMOQ ne sont pas officiellement établis soit : St-Jérôme, Lévis, Québec et Shawinigan-Grand-Mère, nous les avons utilisés pour tenter de recruter de nouveaux membres. Dans la région de Montréal, il y a seulement trois nouvelles sections : Verdun, St-Michel et Santa Cabrini. La rapide croissance du syndicat n’est pas un atout pour la croissance des membres du Chapitre du Québec, même si nous n’avons rien contre la formation d’un syndicat, qui devrait aider la section québécoise de toutes les façons possibles. Toutefois, cela apporte une certaine confusion et certains membres du Chapitre québécois travaillent pour le syndicat. Cela s’est retrouvé dans la Presse qui mentionnait que le Collège avait quitté sa politique traditionnelle et s’engage maintenant dans le domaine des frais médicaux.

La concurrence est toujours vive au Québec, peut-être le sera-t-elle toujours? Le CMFC (CQMF) ne devrait pas être en concurrence avec une autre association puisque nous sommes le seul organisme à parler d’apprentissage. J’ose affirmer que c’est là que réside notre force.

Le Dr Couturier, ministre de la Santé trouve que notre Collège est construit et gravite autour de l’enseignement de la médecine. L’Association des médecins de langue française demande au gouvernement de leur envoyer toutes les informations et tous les faits relatifs à l’intégration des médecins généralistes dans les hôpitaux. Elle veut se faire entendre sur la question. Il semble que les directeurs d’hôpitaux au Québec ferment leur porte au programme post-gradué de médecine générale, même s’ils sont membres du Collège.

Le privilège pour les post-gradués en médecine générale est la collaboration avec les spécialistes en donnant aux patients les meilleurs soins médicaux possibles. Cela représente la conclusion et la raison de notre existence. Il semble que le Collège des médecins et chirurgiens du Québec envisage la création d’une uniformité pour les praticiens généraux. Nous leur avons proposé notre coopération et notre expérience dans cette affaire.

Le journal a maintenant un comité de rédaction francophone qui est composé de trois membres et qui sera élargi ultérieurement pour communiquer avec les membres dans leur langue d’origine. Les articles scientifiques sont sélectionnés et examinés par le comité lors de la traduction. Les membres francophones semblent satisfaits de la section francophone du journal.

Le Chapitre du Québec a maintenant un conseil des représentants des différentes régions provinciales. Ils se rencontrent deux fois par année à six mois d’intervalle. Tous les représentants des chapitres sont maintenant bilingues. Le Chapitre du Québec a eu des relations assez difficiles avec le syndicat du Québec. Il a encore une fois dû corriger cette situation ambiguë et mentionner que ses principaux objectifs sont essentiellement à titre éducatif.

Le chapitre québécois compte actuellement 428 membres, dont 30 n’ont pas payé leur cotisation annuelle, ce qui fait plutôt un total de 398 membres actifs.


1963
La section québécoise traversait une période assez difficile et c’était une question de survie. La FMOQ faisait le recrutement des praticiens francophones.

La Naissance de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec 19632
Le 12 janvier 1963 à Québec, discutions des priorités de l’organisation (FMOQ) pour cette première année :


Avril 1963 une réunion du Conseil général, toujours dans l’attente de la reconnaissance officielle du gouvernement. À cette rencontre la proposition suivante fut faite par le Dr Guy Laporte appuyé par le Dr Jacques Nantel. « Il est proposé que le Conseil considère que la Fédération est la seule association apte à représenter les omnipraticiens du Québec et à négocier en leur nom dans tous les champs d’activités et que le chapitre provincial du Collège de médecine générale du Canada soit mis au courant de cette prise de position » (accepté à l’unanimité.)

En attendant, la proposition permit de signifier au Collège québécois des médecins de famille qui avait alors des ambitions dans ce domaine, la place de chacun sur l’échiquier de la représentation.

Déjà suivit le choix des présidents des différents comités qui allaient, dans chacun des domaines, alimenter le comité de direction. Pour n’en nommer que quelques-uns :

  1. Dr Stanley Knok, comité des études.
  2. Dr Jacques Nantel, comité des hôpitaux
  3. Dr Gérard Hamel, comité des relations extérieures
  4. Dr N.P. Da Sylva

Depuis le 19 octobre 1963 suite à l’annonce parue dans la Gazette le 21 septembre 1963. Création de cette Fédération réunissant tous les médecins praticiens du Québec sous une même bannière.

Jusqu’au 17 novembre 1963, il n’y avait que l’Association de Montréal. Le financement de la Fédération sera assumé par l’association de Montréal mieux structuré et plus vieille de 2 ans, elle acceptait de l’assumer en attendant que la Fédération puisse percevoir elle-même les cotisations des associations affiliées.

Une citation dans le livre (p.27) suite à cette annonce « La médecine familiale au Québec ne serait jamais plus la même. D’isolés dans leur cabinet et leur région, les praticiens venaient de se donner une voix commune qui leur permettrait de s’exprimer avec force sans gêne dans une province en pleine révolution tranquille. Contrairement à leurs confrères des autres provinces, ils avaient choisis de faire la route seuls. Ils avaient rejeté le modèle de l’Association médicale canadienne ou spécialistes et omnipraticiens faisaient l’histoire ensemble.

Conformément aux statuts de la Fédération, la mise sur pied d’un comité d’étude sur le maintien des compétences des praticiens, dont le contenu, fut ainsi libellé : (p.39)

  1. Au niveau postuniversitaire, élaboration des programmes, conférences et cours à l’intention des membres de la Fédération ;
  2. Au niveau universitaire, encourager et seconder les écoles de médecine et les hôpitaux dans l’établissement d’un programme adapté à la formation des omnipraticiens de demain ;
  3. Intéresser les médecins à la pratique de la médecine familiale.


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À suivre 1964 à 1974…


2 Informations tirées du livre des 50 ans d’histoire de la FMOQ.


monfolio.ca